Publié le vendredi 16 octobre 2026 dans la rubrique Bordeaux
Abattage d'arbres à Bordeaux : une lutte pour l'environnement
Abattage des arbres : un projet controversé
À Bordeaux, les opposants au projet de ligne à grande vitesse (LGV) reliant Bordeaux à Toulouse ont subi un revers. Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté leur demande de suspension des coupes d’arbres sur un tracé de 222 kilomètres, qui devrait débuter le 1er octobre 2026. Les associations telles que les Amis de la Terre Occitanie, LGVEA et Stop LGV Bordeaux Métropole, ainsi que le Syndicat des sylviculteurs du Sud Ouest, s’étaient mobilisées pour empêcher cette opération, jugée nuisible pour l’environnement.
Impact écologique des défrichements
Les coupes d’arbres prévues visent à libérer plus de 1000 hectares d’espaces naturels et semi-naturels riches en biodiversité. Ces défrichements sont nécessaires pour des travaux préparatoires, incluant des études géotechniques et des fouilles archéologiques. Les opposants estiment qu’une nouvelle enquête publique aurait dû être réalisée plutôt qu'une simple consultation électronique, qu’ils jugent insuffisante.
Arguments du tribunal et réactions des associations
Dans sa décision, le tribunal a écarté tout « doute sérieux » quant à la légalité des travaux, arguant que l'enquête publique de 2014 avait permis à l'État et à la SNCF de procéder sans avoir besoin d'une nouvelle enquête. Les associations contestent cette analyse, affirmant que le jugement confond les exigences d'une déclaration d’utilité publique (DUP) et celles d'une autorisation environnementale. Elles dénoncent également le manque de prise en compte des textes de loi et de la jurisprudence.
Appel à la mobilisation et recours légal
Les associations envisagent un pourvoi devant le Conseil d’État dans les jours à venir. Elles estiment que ce recours est d’autant plus urgent face à une « stratégie du fait accompli » concernant le Grand Projet ferroviaire du Sud Ouest (GPSO). Des travaux de déboisement ont déjà été engagés alors que des recours judiciaires sont toujours en cours, ce qui, selon elles, méprise le droit au recours effectif.
Référé pénal environnemental et observations sollicitées
Parallèlement aux actions judiciaires, quatre associations ont déposé un référé pénal environnemental. Elles souhaitent que soient examinés les « irrégularités présumées » sur les chantiers de déboisement, notamment des défauts d’affichage et des doutes sur certaines parcelles. La Coordination LGV Non Merci ! a également lancé un appel à la population pour signaler toute pratique suspecte pouvant alimenter le dossier pénal contre la SNCF.
Manifestation prévue contre le projet
Les opposants au projet ne comptent pas s’arrêter là. Ils appellent à une manifestation le samedi 17 octobre le long du tracé de la LGV, à Lacourt-Saint-Pierre, dans le Tarn-et-Garonne. Le collectif dénonce la destruction de l’environnement et alerte sur les conséquences économiques et sociales du projet, qu'ils jugent illégal et non financé.


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