Publié le jeudi 16 juillet 2026 dans la rubrique Bordeaux
Accusations de viols contre un directeur d'école catholique à Bordeaux
À Bordeaux, dans le département de la Gironde, un directeur d'école catholique fait face à de graves accusations. Deux plaintes pour viols viennent d'être déposées, mettant en lumière des allégations d'agressions sexuelles sur des enfants de l'école primaire Sainte-Marie-Bastide.
Signalement initial et enquête
Tout a commencé en février 2026, lorsque des professionnels du Centre médico-psychologique de l’enfant et de l’adolescent (CMPEA) ont signalé des abus sexuels. Un enfant de sept ans a confié avoir subi des agressions de la part du directeur de l'établissement. Suite à ce témoignage, ce dernier a été placé en garde à vue, entraînant l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Bordeaux. Son employeur, l'OGEC Sainte-Marie-Bastide, a décidé de le suspendre dans l'attente des résultats de l'enquête.
Révélations et collectif de victimes
En juin, la famille de l'enfant a décidé de parler à la presse sur la situation, partageant les détails des sévices subis. Ils ont également formé un collectif, suspectant l'existence d'autres victimes. Le 15 juillet, le quotidien Sud Ouest a rapporté le dépôt d'une seconde plainte émanant de la famille d'un autre garçon de sept ans, pour des faits similaires remontant à son année de CP.
Détails des plaintes
Le Procureur de la République de Bordeaux a confirmé que deux plaintes ont été déposées. La première accuse le directeur de « viol sur mineur de moins de quinze ans, d’agressions sexuelles sur mineur de moins de quinze ans, violences aggravées et menaces de mort ». L’OGEC Sainte-Marie-Bastide est également visé pour « non-assistance à personne en danger, défaut de signalement et complicité de viol par abstention volontaire ». La seconde plainte, quant à elle, comprend des accusations similaires, avec une aggravation liée à l'autorité du directeur.
Réaction du directeur et de l'établissement
Les avocats du directeur, présumé innocent, ont fermement contesté les accusations, affirmant que les faits rapportés sont matériellement impossibles. Les parents d'un des enfants accusent l'établissement d'avoir tenté de minimiser les faits et de vouloir renvoyer leur fils. Toutefois, l'école a nié ces allégations, affirmant avoir agi dans le respect des procédures légales.
Position du diocèse et mesures de contrôle
Le diocèse a également exprimé sa préoccupation face à la situation. Dans un message, il a affirmé être touché par la gravité des faits évoqués et a appelé au respect des procédures en cours. En parallèle, deux inspecteurs de l’Éducation nationale ont été déployés dans l’établissement pour une mission de contrôle dans le cadre du plan Brisons le silence, visant à lutter contre les violences en milieu scolaire.
Cette affaire, qui soulève de nombreuses questions, continue de se développer et suscite l'inquiétude au sein de la communauté éducative et au-delà. Les familles des enfants concernés attendent des réponses, alors que l'enquête se poursuit sous l’autorité d’un magistrat instructeur.


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