Publié le dimanche 18 octobre 2026 dans la rubrique Bordeaux
Dégradations à la résidence préfectorale de Bordeaux : un appel à l'unité
La résidence préfectorale de Bordeaux, située en Gironde, a subi des dégradations importantes lors de la manifestation contre l’austérité et en soutien aux lycéens, qui a eu lieu le 17 octobre. Ce dimanche, Sophie Brocas, préfète de la Gironde, a invité les médias à constater les dégâts causés par cette intrusion. Des arbustes renversés, une échelle plantée dans une fenêtre, des meubles dispersés et un ordinateur endommagé témoignent de la violence des événements. Le montant des réparations reste à évaluer.
Une intrusion marquante
Sophie Brocas, qui n’était pas sur place durant les faits, a déclaré qu’elle suivait les événements en salle de crise. Selon elle, les intrus étaient peu nombreux et semblaient savoir ce qu'ils faisaient. Elle a dénoncé la volonté de certains de diviser la société en s’attaquant aux symboles de la République.
Conséquences de la violence
Les incidents ont eu des répercussions violentes. La préfecture a annoncé 110 interpellations, dont 40 % de mineurs, ainsi que 63 policiers blessés, certains déclarant avoir vécu des violences inédites au cours de leur carrière. Environ 400 membres des forces de l’ordre ont été mobilisés, avec des équipements tels que des engins lanceurs d’eau et des véhicules blindés. La préfète a reconnu que les forces de sécurité avaient été « submergées » à un moment donné.
Dégradations dans le centre-ville
De nombreux commerces ont été touchés, avec des vitrines brisées et des pillages. Le maire, Thomas Cazenave, a évoqué un « sentiment d’infinie tristesse » après avoir vu l’ampleur des dégâts. Entre 50 et 100 établissements auraient subi des dégradations, mettant à mal le tissu commercial local. Des incendies de poubelles ont également perturbe le fonctionnement du réseau de transport.
Réactions des autorités
Les autorités ont rapidement mobilisé des équipes pour nettoyer et sécuriser les espaces publics. Sophie Brocas a annoncé vouloir travailler avec la Chambre de commerce et d’industrie pour soutenir les entreprises affectées. Elle envisage aussi de solliciter le gouvernement afin de faciliter les financements pour renforcer la sécurité des vitrines.
Une nouvelle mobilisation en vue
Alors qu’une nouvelle manifestation est prévue le 5 novembre, la préfète a exprimé son souhait que cet événement ne devienne pas « le chapitre 2 de cette terrible histoire ». Les autorités locales sont sur le qui-vive, espérant éviter de nouveaux débordements.


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