Publié le dimanche 27 septembre 2026 dans la rubrique Bordeaux
« En colère » après les incendies de l’été, plusieurs milliers de manifestants ont marché pour le climat à Bordeaux
Ce samedi à Bordeaux, plusieurs milliers de personnes ont manifesté pour le climat, exprimant leur colère après les incendies dévastateurs de l'été. La marche, qui a rassemblé environ 3000 participants selon les organisateurs, a débuté sur la place de la Victoire pour se terminer aux Quinconces, dans une ambiance calme mais résolue.
Des slogans porteurs de sens
Au cœur de cette mobilisation, un slogan a résonné : « On veut vivre. Sans pesticides, sans incendies, sans canicules ». Les manifestants ont voulu faire entendre leur voix après un été marqué par des températures extrêmes. À Bordeaux, la canicule a battu des records avec sept jours consécutifs au-dessus de 40°C, entraînant 8000 décès en France en raison des vagues de chaleur. En Gironde, les incendies ont ravagé 42000 hectares de forêt, provoquant l'évacuation de plus de 200000 habitants.
Un appel à l'action et à la solidarité
Christel, membre d'un collectif bordelais d'organisation de la marche, a témoigné de l'ampleur des dégâts, rappelant que les moyens de lutte contre les incendies n'ont pas été renforcés depuis l'été dernier. Elle a souligné l'importance de la solidarité entre les pompiers, les agriculteurs et les ouvriers du BTP, qui ont tous contribué à contenir les flammes et à protéger des zones sensibles, comme les usines Seveso.
La colère face à l'inaction
Les manifestants ont exprimé leur frustration envers le gouvernement, dénonçant une passivité face à une crise environnementale qui touche en premier lieu les plus vulnérables, notamment les sans-abri. Christel, ex-conseillère municipale de Pessac, a constaté que la crise climatique a agi comme un électrochoc, incitant des citoyens à rejoindre des collectifs de lutte pour la protection de l’environnement.
Une diversité de luttes
Au sein du cortège, de nombreux groupes se sont mobilisés contre des projets jugés nuisibles, tels que la LGV Bordeaux-Toulouse, l'entrepôt logistique de Belin-Béliet ou encore l'élevage de saumons de Pure Salmon au Verdon. Les manifestants provenaient de divers horizons politiques, avec une forte présence de militants de gauche, notamment de la France insoumise et des Ecologistes.
De nouvelles générations engagées
Parmi les participants, de nombreux jeunes ont fait entendre leur voix pour la première fois. Lia, une étudiante de 20 ans, a manifesté par conviction, évoquant la peur qu'elle a ressentie lors des incendies. Elle a souligné l'importance pour tous les partis de s'engager en faveur de l'écologie, la qualifiant de priorité pour l'avenir. Alexia, 35 ans, a également pris part à cette marche, portée par un désir de changement après avoir intégré un collectif citoyen visant à trouver des solutions concrètes contre les canicules.
Un avenir à façonner
Isaure, 13 ans, a même vu son slogan repris par le cortège : « On a qu’une planète, ne la réduisez pas en miettes ! ». Pour elle et sa famille, cette manifestation représentait une première expérience collective, marquée par un message fort sur la nécessité d'agir face à la crise climatique. Son père, Nicolas, a rappelé que la situation actuelle était le résultat d'une inaction prolongée, et que des élections importantes approchent, rendant cruciale l’expression de préoccupations communes.
Le collectif 26 septembre a annoncé qu'il ne souhaitait pas s'arrêter là. Une nouvelle journée d'action est déjà prévue pour le 14 novembre, montrant ainsi la détermination des manifestants à poursuivre leur lutte pour un avenir durable.


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