Publié le vendredi 09 octobre 2026 dans la rubrique Bordeaux
Un lycée vandalisé à Lormont et un poste de police incendié à Bordeaux en marge des actions lycéennes
Vandalisme au lycée professionnel Les Iris
La journée a mal tourné au lycée professionnel Les Iris, situé à Lormont, en Gironde. Après une assemblée générale qui s’était déroulée dans un climat serein entre élèves, enseignants et la direction, des incidents graves ont éclaté une fois les élèves partis pour rejoindre la manifestation à Bordeaux. Un groupe de personnes masquées et cagoulées a profité de l’absence des étudiants pour pénétrer dans l’établissement et y semer le chaos.
Selon la préfecture de la Gironde, des projectiles ont été lancés, brisant des vitres et provoquant un départ de feu à l'intérieur du lycée. Les forces de sécurité et les sapeurs-pompiers ont dû intervenir rapidement pour maîtriser la situation. Les dégâts sont considérables, notamment la destruction de salles dédiées aux formations en Bac pro « Réalisation de produits imprimés et pluri médias » et en BTS « Études de la réalisation d’un projet de communication ». Ces formations, dispensées exclusivement au lycée Les Iris pour l’académie de Bordeaux, ont été lourdement affectées, pénalisant ainsi les élèves et étudiants dans leur parcours éducatif.
Dégâts matériels et préjudice financier
Les pertes matérielles sont évaluées entre 100 000 et 200 000 euros. En plus de la destruction de documents essentiels aux cursus, une dizaine d’ordinateurs ont été volés. Les autorités, représentées par la préfète Sophie Brocas et le recteur de l’académie Jean-Marc Huart, ont exprimé leur indignation face à ces actes de vandalisme. Ils ont appelé les lycéens à se dissocier de ces violences qui nuisent à leur mouvement.
Troubles à l’ordre public à Bordeaux
En parallèle, la ville de Bordeaux a également été le théâtre d'incidents violents. Un groupe de plusieurs dizaines de personnes a tenté de mettre le feu à la porte du commissariat des Capucins. Aux alentours de 16 heures, ils ont empilé des poubelles devant l'entrée et y ont mis le feu. L'incendie s'est propagé rapidement à la façade du bâtiment, mettant en danger trois policiers présents à l'intérieur, qui ont réussi à évacuer par une issue de secours.
Interpellations et enquêtes en cours
Ces événements ont conduit à l'interpellation de 11 individus et ont fait quatre blessés légers, dont trois policiers et un enseignant. Le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête pour « destruction d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes » et pour « participation à un groupement formé en vue de violences ». Les auteurs de ces actes pourraient encourir jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
Un tag provocateur sur le commissariat
En plus des dégradations, un tag a été laissé sur la façade du commissariat, portant l'inscription « Vengeance pour Eden ». Cette mention fait référence à un incident tragique survenu à Saint-Ouen-l’Aumône, où un lycéen a été grièvement blessé par un tir de lance-grenade. Le policier impliqué dans cet incident a été mis en examen, ajoutant une dimension supplémentaire aux tensions entre les forces de l’ordre et certains groupes de jeunes.
Ces événements rappellent la fragilité de l’ordre public en période de manifestations et soulignent les défis auxquels sont confrontées les autorités pour maintenir la sécurité tout en respectant le droit à manifester.


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