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Publié le jeudi 25 juin 2026 dans la rubrique Bordeaux

Un père face à une facture de morgue exorbitante à Bordeaux

Laurent Simon obtient une réduction de sa dette liée à la conservation du corps de son fils sans-abri à Bordeaux. Un combat pour la justice qui soulève des questions.

Contexte de l'affaire à Bordeaux

À Bordeaux, dans le département de la Gironde, une affaire tragique a récemment trouvé un dénouement. Laurent Simon, un résident de Saint-Maurice-Colombier dans le Doubs, a fait face à une situation déchirante après la mort de son fils, Ange Simon, sans domicile fixe, en avril 2025.

Une facture exorbitante pour la conservation du corps

Le décès d'Ange Simon a été difficile à gérer pour son père. Après la découverte de son corps, conservé à la morgue du CHU de Bordeaux, Laurent Simon a été informé plusieurs mois plus tard des frais de conservation. Au départ, l’hôpital lui a réclamé près de 3 900 euros pour cette période de conservation, une somme qui a plongé le père dans un désarroi total.

Une mobilisation inattendue

Face à cette situation, Laurent Simon a contesté la facture, estimant ne pas être responsable de l'accumulation de ces frais. Son combat pour la justice a suscité une forte mobilisation au sein même du personnel du CHU. En mars dernier, le syndicat SUD Santé Sociaux a lancé une cagnotte en ligne pour aider Laurent à faire face à ces dépenses. Cette initiative a permis de collecter 1 020 euros, un montant qui couvrait presque la totalité de la somme désormais due après la réduction.

Une décision favorable du CHU

Après plusieurs mois de contestation, le CHU de Bordeaux a finalement décidé d'intervenir. En collaboration avec le tribunal de Bordeaux, l’établissement a accordé une réduction significative de la facture. Laurent Simon n’aura désormais à régler que 1 074,50 euros, une somme bien moins lourde que celle initialement demandée depuis octobre 2025.

Des questions demeurent

Bien que cette décision s’inscrive comme un soulagement pour Laurent Simon, il reste avec des interrogations. Dans une déclaration, il a souligné : « Bien sûr que ça me soulage. Mais ça ne me dit pas pourquoi mon fils est resté aussi longtemps à la morgue. » Cette question souligne les manquements dans le processus de gestion des corps des personnes sans domicile fixe.

Une conclusion difficile pour une tragédie

Le parcours de Laurent Simon met en lumière des problématiques plus larges concernant les soins apportés aux personnes sans abri. Ce dossier, qui a occupé l’attention des médias et du public, se clôture sur une note d'espoir pour un père endeuillé. Toutefois, il rappelle également la nécessité d'une réflexion approfondie sur la gestion des situations similaires à l'avenir.


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