Publié le lundi 19 octobre 2026 dans la rubrique Cote d'Azur
Le gérant d'un Micromania de Nice, filmé tentant d'empêcher le pillage de son magasin le 17 octobre, met en garde contre de fausses cagnottes en ligne
Un acte de bravoure face au pillage
Le 17 octobre à Nice, Pierre, gérant d'un magasin Micromania, a tenté de protéger son commerce d'un pillage. Vidéos à l’appui, il a été vu essayant d’empêcher des individus de pénétrer dans son magasin. Malheureusement, il a été victime d'un violent coup de pied dans le dos lors de cet incident. Dans un entretien avec France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, il a relativisé son acte, affirmant : "Je n'ai pas l'impression d'avoir affronté qui que ce soit, (...) moi j'étais juste là."
Alerte sur les fausses cagnottes
Suite à ces événements, Pierre a pris la parole sur les réseaux sociaux pour mettre en garde contre des cagnottes en ligne créées sans son accord. Sur Instagram, il a déclaré : "Personne ne m'a contacté pour ce genre de choses. Je ne suis en lien avec personne. Les cagnottes ne sont pas de mon fait. (...) Ne vous faites pas avoir." Ce message a suscité une réaction parmi ses abonnés, qui ont exprimé leur soutien.
Les blessures et le regret
Malgré les blessures subies, Pierre a pris les choses avec humour. "Quelques éraflures, ça va", a-t-il affirmé sur le compte d'un animateur de radio local. Cependant, il a également reconnu que son geste de s'interposer n'était peut-être pas la meilleure décision. "Je pense qu'il n'aurait pas fallu le faire. C'est une bêtise. Mais sur le moment, c'est ce que j'ai fait," a-t-il ajouté, conscient des risques encourus.
Un symbole de résistance
Depuis cet incident, Pierre est devenu un symbole pour de nombreux commerçants qui ont tenté de défendre leur boutique lors des manifestations de ce jour-là. Sa popularité a rapidement grimpé sur les réseaux sociaux, où il a reçu des centaines de messages de soutien. Une vidéo diffusée par un média local le montre applaudi par des passants, témoignant d'une certaine admiration pour son courage.
Un contexte de tensions sociales
Ce jour-là, les manifestations contre la vie chère à Nice ont été marquées par des actes de violence. Environ quarante personnes ont été interpellées pour divers délits, dont des pillages et des attaques contre les forces de l’ordre. Pierre, tout en exprimant son soutien à la cause, a souligné que les actes violents ne représentent pas l'ensemble des manifestants. "Faut pas oublier que ça reste minoritaire en termes d'attitude. Sur le reste du cortège, ça s'est plutôt bien passé," a-t-il précisé, montrant une nuance dans son discours.


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