Publié le jeudi 17 septembre 2026 dans la rubrique Cote d'Azur
Ports de Nice et de Sète bloqués, action devant le dépôt pétrolier de Frontignan... Les pêcheurs maintiennent la pression avant une rencontre avec la ministre de la Pêche
Une centaine de pêcheurs a bloqué l'accès au dépôt pétrolier de Frontignan, dans l'Hérault, le jeudi 17 septembre. Cette action, qualifiée de "symbolique", vise à attirer l'attention sur l'augmentation des prix des carburants. La mobilisation a lieu alors qu'une rencontre avec la ministre de la Pêche, Catherine Chabaud, est prévue en fin de matinée.
Blocages à Frontignan et Sète
Depuis trois heures, entre 150 et 200 pêcheurs empêchent les entrées et sorties de la raffinerie de Frontignan. Parallèlement, une trentaine de bateaux a bloqué le port de Sète. La police de l'Hérault a confirmé la situation et a mentionné que des palettes avaient été brûlées sur place. Des effectifs de police surveillent le déroulement de cette action.
Un message fort des pêcheurs
Ange Natoli, un représentant des pêcheurs, a déclaré à l'AFP que cette action est symbolique. Il s'apprête à se rendre à Paris pour rencontrer la ministre de la Mer et de la Pêche. Dans les Alpes-Maritimes, le port de Nice est également perturbé par des pêcheurs qui ont décidé de mener une action sur place. Les blocages touchent également le port du Grau-du-Roi, selon les informations d'ICI Gard Lozère.
Les raisons de la mobilisation
Les marins-pêcheurs protestent contre la hausse des prix des carburants et la détérioration de leurs conditions de travail. Ils ont déjà mené des actions similaires à Sète, Port-Vendres et Nice. Les pêcheurs cherchent à alerter l'opinion sur leur situation difficile, exacerbée par les coûts croissants de fonctionnement de leurs activités.
Des aides gouvernementales en réponse
Pour apaiser les tensions sociales à l'approche des élections présidentielles, le ministre Sébastien Lecornu a annoncé le prolongement des aides sur les carburants jusqu'au 31 décembre. Cette aide, qui sera augmentée de 25 à 35 centimes par litre, vise à permettre aux pêcheurs de continuer leurs sorties en mer. Ce soutien retrouve son niveau maximal autorisé par la Commission européenne, après une baisse estivale liée à la diminution des prix.
Un mouvement en cours
Les pêcheurs se mobilisent depuis lundi, faisant front contre la hausse des coûts qui impacte leur quotidien. Ils continuent de faire entendre leur voix, espérant que leurs revendications seront prises en compte lors des discussions avec la ministre. Leur lutte met en lumière les défis auxquels ils sont confrontés, tant sur le plan économique que réglementaire.


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