Publié le mardi 04 août 2026 dans la rubrique Cote d'Azur
Villeneuve-Loubet : Les restaurateurs face à la montée des eaux
Contexte de la situation à Villeneuve-Loubet
À Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, la montée des eaux menace l'activité des restaurateurs en bord de mer. Avec l'accélération de l'érosion côtière, le préfet a ordonné la fermeture de plusieurs établissements, laissant les gérants dans une situation difficile.
La colère des restaurateurs
Les restaurateurs de Villeneuve-Loubet sont en émoi. Morad Bouzaiane, gérant du 716 Beach et du Raani, exprime son indignation face à cette décision. "Vous imaginez l'investissement que j'ai mis là-dedans ?" s'interroge-t-il. Il doit évacuer son établissement sans aucune indemnisation, laissant derrière lui un lourd crédit et des salariés sans emploi. La situation est d'autant plus alarmante qu'il ne reçoit aucun soutien pour faire face à cette demande brutale.
Destruction totale pour certains établissements
Quatre restaurants sont directement concernés par un ordre de destruction totale. Cette décision fait suite à l'avancée de la mer qui a redessiné le trait de côte, plaçant les propriétés des restaurateurs sur le domaine maritime. Jacques Teboul, propriétaire d'un des établissements, dénonce cette situation : "Ça fait 70 ans que ce terrain est une propriété privée !" Sa frustration illustre le sentiment d'injustice ressenti par de nombreux acteurs de la région.
Réactions du maire
Lionel Luca, maire de Villeneuve-Loubet, n'est pas épargné par cette mesure. Un parking public, également en bord de plage, est concerné par l'imminente évacuation. Il critique le calendrier imposé par l'État, qui accorde seulement trois mois pour libérer l'espace. "C'est absurde", s'exclame-t-il. Le maire plaide pour une planification sur le long terme, afin de permettre aux restaurateurs de s'adapter en fonction de l'évolution des côtes.
Un problème plus vaste
Cette situation à Villeneuve-Loubet n'est pas isolée. Selon des études, près de 20 % des côtes françaises sont touchées par le recul, conséquence directe de la montée des eaux. Les infrastructures, comme la ligne SNCF et la route départementale, pourraient également être menacées à l'avenir. La situation appelle à une réflexion sur la gestion des zones côtières et des mesures à adopter pour protéger à la fois l'environnement et les économies locales.


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