Publié le mardi 09 juin 2026 dans la rubrique Grenoble
Isère. « Nos enfants sont sacrifiés » : après la mort de Lyhanna, Grenoble « demande justice »
Grenoble (Isère).
Devant le palais de justice, la foule s'est rassemblée ce week-end pour réclamer justice après la mort de Lyhanna.
Des parents, des anonymes, des militants : tous venus porter une colère qui ne retombe pas.
Séverine Durand se tient un peu à l'écart avant de prendre la parole au micro.
Cette mère de famille a choisi de médiatiser ses soupçons d'inceste sur sa fille.
Elle a affronté la machine judiciaire, seule, sans relâche.
Aujourd'hui, elle témoigne. « On est là pour dire que ça suffit. Ça suffit, on en a marre.
Nos enfants sont sacrifiés et les pédocriminels sont protégés. » Ses mots résonnent sur les marches du tribunal.
Elle raconte sa propre bataille. « Je croyais en la justice comme on croit en Dieu », confie-t-elle. « Je me suis juste rendue compte que j'avais ouvert les portes... » La phrase reste en suspens.
Derrière elle, des pancartes réclament des comptes.
Des familles se serrent les coudes.
Le rassemblement, spontané, traduit un sentiment d'abandon.
Lyhanna n'est plus, mais son nom porte une exigence : que la protection des enfants cesse d'être un vœu pieux.
Séverine Durand incarne cette colère lucide.
Celle de parents qui ne veulent plus être des Cassandra dans un système qui ferme les yeux.
La foule ne se disperse pas.
Elle attend, espère, exige. « Demander justice » n'est pas un slogan : c'est un appel, lancé depuis Grenoble, adressé à tous.


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