Publié le jeudi 11 juin 2026 dans la rubrique Lyon
Affaire judiciaire à Lyon : Roman Abreu et la plainte pour viol
La ville de Lyon, située dans le département du Rhône, est actuellement le théâtre d'une affaire judiciaire grave impliquant Roman Abreu, ancien spin-doctor de Jean-Michel Aulas. La plainte pour viol par soumission chimique déposée par une élue de Cœur lyonnais a suscité de nombreuses interrogations sur la gestion de cette affaire au sein de l'union de la droite et du centre.
Contexte de la plainte
La plainte a été enregistrée mi-mai pour des faits qui se seraient produits au début du mois de janvier. Selon des sources proches de l'enquête, la plaignante aurait été sollicitée pour un dîner en tête-à-tête par Roman Abreu, qui aurait insisté pour ce rendez-vous. Les accusations portent sur des allégations selon lesquelles la plaignante aurait été droguée, puis conduite à l'hôtel du conseiller, où les faits présumés auraient eu lieu.
Réaction de la plaignante et de son avocat
La jeune femme, ainsi que son entourage, ont choisi de ne pas s'exprimer davantage sur cette affaire, laissant la parole à son avocat. Me Jean-François Barre a déclaré que les accusations portées sont d'une extrême gravité et a affirmé sa confiance dans le système judiciaire, en soulignant l'importance des enquêtes en cours pour établir la vérité.
Enquête judiciaire en cours
Le parquet de Lyon, contacté à plusieurs reprises, n'a pas donné suite aux demandes d'informations concernant l'état de l'enquête. Cependant, des informations publiées par Le Monde confirment qu'une enquête pour viol aggravé a été ouverte, ce qui met en lumière la gravité des allégations et le sérieux de la situation.
Position de Roman Abreu
Me Cosmina Ouhioun, l'avocate de Roman Abreu, a défendu son client en contestant fermement les accusations portées contre lui. Elle a affirmé que son client réservait sa version des faits à l'enquête judiciaire, en insistant sur le fait qu'il est de la compétence de l'autorité judiciaire de déterminer les faits avec rigueur et impartialité. Roman Abreu n’a pas répondu aux sollicitations de la presse.
Interrogations sur la gestion de la campagne
La décision de maintenir Roman Abreu à la tête de la campagne de Jean-Michel Aulas soulève des questions. D'une part, les faits dénoncés sont d'une gravité inédite, et d'autre part, le rapport de domination entre Abreu, qui est de vingt ans l'aîné de la plaignante, et celle-ci, novice en politique, alimente les inquiétudes. Ce maintien pose des interrogations éthiques et stratégiques sur la gestion de cette situation par les responsables politiques locaux.

