
Publié le jeudi 15 février 2024
"Des maires français portent plainte contre l'État pour défaut d'hébergement d'urgence : un appel à une révision du système en crise"
Lyon porte plainte contre l'État pour le manquement à l'hébergement d'urgence Cinq maires français, dont ceux de Lyon, Bordeaux, Grenoble, Rennes et Strasbourg, ont décidé d'attaquer l'État en justice devant les tribunaux administratifs.
Ils accusent le gouvernement de ne pas respecter son obligation d'héberger toutes les personnes qui le demandent.
Cette action fait suite à des démarches gracieuses entreprises par ces villes auprès de leurs préfectures respectives, restées sans réponse pendant plus de deux mois.
Les maires demandent aux tribunaux administratifs de condamner l'État à rembourser une partie des dépenses engagées au titre de l'hébergement d'urgence.
Les villes concernées ont facturé des services tels que la mise à disposition de gymnases, de salles d'accueil et l'hébergement de familles.
Au-delà de cette démarche comptable, les maires souhaitent surtout obtenir une réponse du gouvernement face à la montée du nombre de personnes sans-abris.
Ils demandent une révision complète du système d'hébergement d'urgence, incluant les critères d'acceptation, les nuitées dans les hôtels et une gestion plus cohérente de la situation.
Les maires écologistes insistent sur le caractère non partisan de leur démarche, la présentant comme une "main tendue" à l'État.
Ils agissent en tant qu'élus de la République, mais également en tant que citoyens, soucieux du bien-être de leurs concitoyens.
Les maires soulignent également le manque d'actions concrètes de la part du gouvernement.
Malgré les promesses précédentes d'augmenter les places d'hébergement, les mesures mises en place n'ont pas été suffisantes pour répondre aux besoins.
La situation actuelle continue de se dégrader selon les associations engagées dans l'aide aux sans-abris.
Il reste à voir comment les tribunaux administratifs répondront à cette action en justice et si cela conduira à une amélioration de l'hébergement d'urgence en France.