Publié le mardi 16 juin 2026 dans la rubrique Lyon
Relaxe des militants anti-pub à Lyon : 42 heures de garde à vue jugées excessives
Le tribunal judiciaire de Lyon a prononcé une relaxe pour quatre militants anti-publicité, ce lundi 15 juin, après une garde à vue de 42 heures. Thomas Bourgenot, chargé de plaidoyer au sein de l’association Résistance à l’agression publicitaire (Rap), a exprimé son soulagement face à cette décision, tout en dénonçant les moyens excessifs mobilisés par les forces de l’ordre contre une action qu’il qualifie de « gentillette et sans dégradation ».
Une action contestataire pacifique
Les faits remontent au samedi 27 septembre, lorsque les quatre activistes ont été repérés par la police municipale alors qu'ils s'affairaient autour d'un panneau publicitaire, situé avenue Berthelot dans le 7e arrondissement de Lyon. Dans un contexte où une marche pour la justice sociale et climatique était prévue le lendemain, les militants ont voulu « préparer le terrain » en remplaçant des affiches publicitaires par des visuels à caractère anticolonial, écologiste et pro-palestinien.
Une répression disproportionnée
La réaction des autorités a été jugée excessive par de nombreux observateurs. La garde à vue des militants a duré 42 heures, une durée considérée par certains comme démesurée pour des actes non violents. Les militants, qui visaient à sensibiliser le public sur des enjeux sociaux et environnementaux, se sont retrouvés face à des poursuites judiciaires qui ont suscité l'indignation.
Une relaxe attendue
La relaxe prononcée par le tribunal judiciaire de Lyon a été accueillie avec soulagement par les militants et leurs soutiens. Thomas Bourgenot a souligné l'absurdité d'une telle répression pour une action de sensibilisation pacifique. Il a rappelé l'importance de la liberté d'expression et du droit de manifester des opinions, surtout dans un contexte où les enjeux climatiques et sociaux sont de plus en plus pressants.
Le soutien d’une communauté engagée
La décision du tribunal témoigne également du soutien croissant pour les mouvements anti-pub et écologistes. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer la criminalisation de la contestation, un phénomène qui semble s'accentuer dans le climat actuel. Les militants anti-pub ne sont pas isolés ; ils s'inscrivent dans un mouvement plus large qui cherche à remettre en question la place de la publicité dans l'espace public.
Des perspectives d’avenir
Cette relaxe pourrait avoir des répercussions sur les actions futures des groupes militants à Lyon et ailleurs. En montrant que la justice peut reconnaître la légitimité de leurs actions, les militants espèrent encourager d'autres à s'engager dans la lutte contre la publicité invasive et à promouvoir des alternatives respectueuses de l'environnement et des droits humains. Le mouvement continue de croître, porté par une prise de conscience collective face aux enjeux environnementaux et sociaux de notre époque.

