Publié le dimanche 18 octobre 2026 dans la rubrique Marseille
Marseille : 80% des commerces pillés lors d'une manifestation violente
Marseille, dans le département des Bouches-du-Rhône, a été le théâtre de pillages massifs dans ses grandes artères commerçantes. La présidente de l'association des commerçants du centre-ville, Nicole Richard-Verspieren, a déclaré que ces zones avaient été dévalisées à 80% le 17 octobre, en marge d'une manifestation. Les rues perpendiculaires n'ont pas échappé à cette vague de violence, laissant de nombreux commerçants dans une situation critique.
Une hécatombe pour les commerçants
Nicole Richard-Verspieren a qualifié la situation d'"hécatombe", affirmant que les scènes de violence vécues à Marseille ont dépassé tout ce qui avait été imaginé auparavant. Elle a fait état de plusieurs centaines de commerces vandalisés, bien qu'aucun chiffre officiel ne soit encore disponible. Ce climat d'insécurité a suscité une forte inquiétude parmi les commerçants, qui déplorent des dégâts matériels considérables.
Des violences inacceptables
Les événements du 17 octobre ont laissé des traces profondes. La présidente a souligné que la ville avait déjà connu des manifestations, mais que le niveau de violence observé lors de cette mobilisation était sans précédent. Elle a critiqué le dispositif de sécurité qui était en place, indiquant qu'il n'était pas à la hauteur des enjeux. "Nous n'avions pas la protection nécessaire", a-t-elle déclaré, en faisant référence à l'absence de forces de l'ordre adéquates durant la manifestation.
Critiques envers les autorités
Nicole Richard-Verspieren a également pointé du doigt la mairie et la préfecture, affirmant qu'aucune consigne de fermeture n'avait été donnée aux commerçants. Elle a estimé que le ministre de l'Intérieur devait prendre ses responsabilités face à cette situation. "Un ministre, ça démissionne", a-t-elle martelé, appelant à une prise de conscience des autorités face à l'ampleur des dégâts.
Des commerces en péril
L'impact économique des pillages est déjà ressenti. Les commerçants doivent faire face à des frais fixes importants, des salaires à payer, et des équipements détruits ou volés. Nicole Richard-Verspieren a illustré la détresse de ces entrepreneurs en évoquant des caisses enregistreuses emportées et des marchandises disparues. "Comment voulez-vous continuer à travailler ?" s'est-elle interrogée, exprimant le besoin urgent d'aide pour relancer ces activités durement touchées.
Un appel à l'aide
Face à cette situation désastreuse, la présidente de l'association des commerçants a appelé à un soutien immédiat. Les entreprises marseillaises, déjà fragilisées par la conjoncture économique, se retrouvent désormais dans une impasse. Les commerçants espèrent que des mesures seront prises rapidement pour les aider à surmonter cette crise. D'ici là, l'avenir de nombreux établissements reste incertain.


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