Publié le dimanche 18 octobre 2026 dans la rubrique Marseille
Mobilisation du 17 octobre : la mairie et des commerces attaqués à Marseille
La situation à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, a pris une tournure chaotique lors de la mobilisation du 17 octobre. Des individus cagoulés ont forcé la porte de l'hôtel de ville, entraînant une incursion violente qui a vu plus d'une dizaine d'émeutiers saccager l'intérieur du bâtiment. Des tags ont été apposés sur les murs, le mobilier a été endommagé et un buste de Marianne a été jeté au sol. Bien que les forces de l'ordre aient rapidement dispersé le groupe, la tension est restée palpable à l'extérieur, sur le Vieux-Port, où des projectiles ont été lancés, provoquant une riposte des policiers avec des gaz lacrymogènes.
Des manifestants désabusés
Au milieu des violences, de nombreux manifestants exprimaient leur dégoût face aux actions des casseurs. "Les casseurs, dégagez!", s'est écriée une femme, visiblement outrée. Un homme a ajouté : "Maintenant, les jeunes de la nouvelle génération, c'est le bordel, ça ne va plus." Même des Gilets jaunes présents ont constaté que la manifestation était déjà en proie à la violence dès le matin, bien avant le début officiel des revendications à 14 heures.
Pillages et dégâts matériels
Des habitants ont tenté d'intervenir pour stopper les casseurs, mais leurs efforts se sont révélés vains. Plusieurs commerces ont été pillés, notamment une parfumerie où des dégâts importants ont été constatés. Son propriétaire, Jacques Audibert, a exprimé son désespoir : "On est fermés comme jamais on a été fermé, ils arrivent à rentrer. C'est dramatique. Il fallait murer, la prochaine fois, on va murer".
Forces de l'ordre en difficulté
Les forces de l'ordre ont également été prises à partie avec une violence inédite. Un policier, après 21 ans de service, a déclaré qu'ils avaient reculé pour la première fois. Selon le préfet des Bouches-du-Rhône, près de 8 000 casseurs seraient impliqués dans ces violences, laissant au moins 29 policiers blessés. La situation était donc préoccupante pour les forces de l'ordre, qui ont dû faire face à des affrontements sans précédent.
Réactions officielles
Le maire de Marseille, Benoît Payan, a fait part de sa colère face à ces événements. "Les manifestants ne sont pas des casseurs. Les casseurs, par contre, je veux qu'ils soient en prison, en fait. Je veux qu'ils soient traduits", a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de comprendre combien de personnes avaient été interpellées et ce qui se passait réellement sur le terrain. La soirée s'est poursuivie sous tension, illustrant la gravité de la situation dans la cité phocéenne.


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