Publié le samedi 05 septembre 2026 dans la rubrique Montpellier
Il refuse de s’arrêter devant les douaniers sur l’A9 : après 50 km d’une course-poursuite à plus de 200 km/h, il est arrêté avec 5,2 kg de drogue
Un homme de 31 ans a été condamné à quatre ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Béziers, après une course-poursuite effrénée sur l'autoroute A9. L'incident s'est produit le 8 juillet, lorsque le prévenu a refusé de se soumettre à un contrôle des douanes sur l'aire de Bages, dans l'Aude. Cette décision a déclenché une poursuite qui a duré près de 50 kilomètres, atteignant des vitesses supérieures à 200 km/h.
Une course-poursuite dangereuse
Le procureur de Béziers, Arnaud Faugère, a exprimé son inquiétude face à la dangerosité du comportement du prévenu. En roulant à une telle vitesse, il a mis en danger la vie de nombreuses personnes. "À cette vitesse-là, on ne gère plus grand-chose", a-t-il déclaré, soulignant le risque de blessure grave ou de décès pour d'autres usagers de la route.
Le déroulement des événements
Après avoir pris la fuite, l’homme a terminé sa course en percutant un autre véhicule, avant de prendre un rond-point à contresens, près de Bessan, à proximité d’Agde. Malgré sa tentative de fuir à pied, il a été interpellé par les agents de la brigade de surveillance des douanes de Narbonne. Dans son véhicule, sans assurance, les douaniers ont découvert 5,2 kg de drogues dissimulés dans les portières, représentant une valeur de revente d'environ 100 000 euros, ainsi que deux téléphones.
Une version contestée
Lors de son procès, le prévenu a d'abord nié avoir effectué un voyage en Espagne pour livrer la drogue. Cependant, sa version a évolué. "J'ai fait ça pour gagner de l'argent et je devais effectuer un passage en Espagne", a-t-il déclaré. Il a justifié ses actions par des dettes importantes.
Des preuves accablantes
Le procureur a remis en question les déclarations du prévenu, évoquant des messages échangés avec un contact suspect, connu sous le nom de "BCN". Ce dernier semblait avoir des connaissances sur les véhicules des douanes, ce qui a soulevé des soupçons. "C’est juste qu’il anticipait beaucoup", a répondu le prévenu, tentant de se défendre.
Un train de vie suspect
Le procureur a également mis en lumière des photos retrouvées sur les téléphones du prévenu, où il apparaît avec des liasses de billets. "On devine un train de vie qui ne correspond pas à votre situation", a déclaré Arnaud Faugère, remettant en question l’authenticité de ses déclarations concernant ses dettes. Le prévenu a tenté de minimiser ces éléments, en affirmant que l’argent ne lui appartenait pas et qu’il craignait plus les personnes qui possédaient ces sommes que les autorités.
Une défense contestée
Le défenseur de l'homme, Me Jean-Marc Darrigade, a tenté de relativiser la situation en affirmant que les réquisitions du procureur étaient excessives. Il a souligné que le prévenu n'était pas jugé pour d'autres activités suspectes, mais seulement pour cette course-poursuite. Sa plaidoirie a permis de réduire la peine à quatre ans de prison, contre six ans requis par le parquet.


Laisser un commentaire
Votre commentaire sera vérifié avant sa publication.