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Publié le lundi 05 octobre 2026 dans la rubrique Nantes

Blocage des lycées. "Contre les tentatives du gouvernement de briser le mouvement social de la jeunesse", des enseignants refusent de donner des cours à distance

À Nantes et Angers, des enseignants de lycées fermés s'opposent à la demande du rectorat de dispenser des cours à distance pendant la mobilisation des lyc

À Nantes et Angers, des enseignants de lycées fermés s'opposent à la demande du rectorat de dispenser des cours à distance pendant la mobilisation des lycéens. Cette mobilisation, qui a débuté le 29 septembre, se manifeste dans plusieurs établissements à travers la France.

Les enseignants prennent position

Les professeurs des lycées des Bourdonnières et de la Colinière à Nantes ont exprimé leur refus de suivre les instructions du rectorat. Dans un communiqué, ils expliquent que dispenser des cours à distance n'est ni réaliste ni souhaitable. Cette position est partagée par leurs collègues d'Angers, notamment au lycée Joachim du Bellay, où l'enseignant Nicolas Réglin souligne que l'enseignement à distance ne peut être imposé sans le consentement des professeurs. Il rappelle que l'adaptation des cours pour le télétravail ne peut pas se faire du jour au lendemain.

Les raisons de la contestation

Au-delà des préoccupations pratiques, les enseignants soulignent des raisons plus profondes pour s'opposer à l'enseignement à distance en période de mobilisation. Selon eux, continuer à enseigner pendant que de nombreux élèves s'engagent dans des actions de protestation risquerait d'accentuer les disparités entre ceux qui peuvent suivre les cours et ceux qui choisissent de se mobiliser. Nicolas Réglin insiste sur le fait que cette situation pourrait accroître la colère des élèves, qui se sentent déjà laissés pour compte.

Solidarité avec les lycéens

Les enseignants affirment leur solidarité avec les revendications des lycéens. Dans leur communiqué, ils mentionnent leur intention de ne pas pénaliser les élèves qui participent aux manifestations. Ils estiment également que continuer à enseigner en parallèle des mobilisations pourrait entraver le mouvement lycéen et dissimuler le manque de réponses de la part des institutions. Cette approche, selon eux, créerait une illusion de continuité pédagogique, détournant l’attention des véritables enjeux en jeu.

Conditions d'enseignement préoccupantes

Nicolas Réglin évoque également des conditions d'enseignement déplorables, comme des salles de classe atteignant 38 degrés en septembre, ce qui a nécessité l'évacuation des élèves. Il fait valoir que ces facteurs contribuent à un environnement d'apprentissage peu propice, ce qui renforce la légitimité de la mobilisation en cours.

Un mouvement qui s'organise

Les syndicats d'enseignants, qui soutiennent cette mobilisation, considèrent que la demande de cours à distance revient à empêcher les jeunes de s'exprimer et à contourner un puissant mouvement social. Ils appellent à une grève le 6 octobre pour renforcer cette solidarité. En parallèle, des chefs d'établissements publics et privés de Nantes se rassembleront le 5 octobre pour discuter de la situation actuelle et des prochaines étapes à suivre.


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