Publié le vendredi 02 octobre 2026 dans la rubrique Nantes
Incendie au lycée Nelson-Mandela à Nantes : des dégâts colossaux
À Nantes, dans le département de la Loire-Atlantique, l'incendie survenu au lycée Nelson-Mandela le jeudi 1er octobre a causé des dégâts considérables, estimés à au moins 2 millions d'euros. Cette estimation a été fournie par la Région Pays de la Loire, mais il est à prévoir que ce montant évolue après des expertises complémentaires, notamment sur l'état de la charpente.
Un sinistre dévastateur
Le lycée, situé sur l'île de Nantes, a été touché par un incendie qui s'est déclaré tôt le matin. L'établissement était bloqué en raison d'une mobilisation lycéenne au moment des faits. Le feu a rapidement atteint l'intérieur du bâtiment, endommageant gravement le hall d'entrée, plusieurs salles de classe, des bureaux et une partie de l'internat.
Intervention des sapeurs-pompiers
Les sapeurs-pompiers sont intervenus dès 7h59 et ont mobilisé 62 pompiers ainsi que 28 engins pour maîtriser le feu. Grâce à l'utilisation de cinq lances à eau, les secours ont réussi à circonscrire l'incendie sans faire de blessés parmi les occupants, qui avaient été évacués en toute sécurité.
Circonstances de l'incendie
La direction du lycée a évoqué la possibilité d'un incendie "volontaire", bien que les circonstances précises n'aient pas encore été établies. Les lycéens affirment ne pas être responsables de cet incident. Un membre du collectif Mandela Antifa a déclaré qu'un groupe de personnes cagoulées, extérieures au mouvement, était arrivé le matin même, tirant des mortiers et mettant le feu. Cette version a été corroborée par plusieurs sources. Une enquête est en cours pour déterminer les conditions exactes du sinistre.
Conséquences pour les élèves
Au-delà des dégâts matériels, l'incendie a de lourdes conséquences pour les 1 700 élèves et étudiants du lycée. Une élève a partagé son émotion sur Instagram, exprimant sa peine face à la situation. La direction a annoncé que l'établissement ne rouvrirait pas avant les vacances de la Toussaint et a proposé aux élèves de suivre leurs cours à distance. De leur côté, les lycéens s'organisent pour créer une école autonome et autogérée, s'inspirant des événements de Mai 68.
Impact sur le mouvement lycéen
En parallèle de cet incident, la Région a signalé que près de 40 établissements avaient subi des dégradations en marge des mobilisations lycéennes, avec des dégâts estimés à plus de 3 millions d'euros. Le mouvement, qui a débuté en Île-de-France, s'est propagé à travers le pays, avec des élèves revendiquant des conditions d'enseignement dignes et dénonçant l'état de délabrement des écoles. Ils demandent également le remplacement des professeurs absents.
Mobilisation et tensions
Les actions des lycéens se traduisent par des blocages et des manifestations, entraînant le déploiement d'un important dispositif policier. La journée du 29 septembre a vu plus de 440 interpellations, ainsi que 31 blessés parmi les élèves et le personnel de l'Éducation nationale, lors d'affrontements avec les forces de l'ordre. Le 1er octobre a marqué un tournant, avec près de 1 949 interpellations à l'échelle nationale, un chiffre supérieur aux mobilisations des "gilets jaunes".


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