Publié le dimanche 17 mai 2026 dans la rubrique Nantes
Le procès de Martin Ney : la grand-mère de Jonathan Coulom recherche la vérité après 20 ans de douleur
Le procès de Martin Ney, le meurtrier présumé de Jonathan Coulom, ouvrira ses portes le 18 mai à Nantes, en Loire-Atlantique. Après plus de deux décennies de quête de vérité, la grand-mère de Jonathan, Chantal Munier, se prépare à un moment crucial, celui où elle espère enfin obtenir des réponses sur la tragédie qui a touché sa famille.
Une douleur persistante
Chantal Munier, qui vit en Saint-Nicolas-de-Redon, a gardé en mémoire son petit-fils, sans aucune photo chez elle. À la veille du procès, son anxiété grandit. "J'ai peur de voir le meurtrier, mais il est essentiel que ça se fasse. J'ai besoin de savoir."Martin Ney, désormais âgé, a été condamné en 2012 pour les meurtres de trois enfants. Chantal nourrit l'espoir que cet ancien éducateur avoue enfin ses crimes. "Il a déjà parlé à un codétenu, mais je suis persuadée que c’est lui", confie-t-elle.
Un chemin difficile
Depuis la mort de Jonathan, Chantal a traversé de nombreuses épreuves, dont une dépression dans les années suivant le drame. Pour surmonter son chagrin, elle a cherché du soutien à travers des associations et des professionnels. En 2007, elle a décidé de s’installer près de l’étang de Guérande, le lieu tragique où Jonathan a été retrouvé. "Je voulais être plus proche de lui," explique-t-elle. À Saint-Nicolas-de-Redon, elle trouve un certain apaisement, bien qu'elle redoute chaque visite à cet endroit chargé de souvenirs.
Un soutien indispensable
Pour traverser les semaines à venir, Chantal s’est préparée avec détermination. Elle a trouvé un logement à Nantes pour assister chaque jour au procès. Son avocate la soutient énormément, lui apportant consistance morale et rassurance. "Elle me tient informée et me soutient psychologiquement, ce qui est crucial dans ce moment difficile," précise-t-elle. Les parents de Jonathan seront également présents, partageant cette épreuve familiale, dont le verdict est prévu pour le 5 juin.
Chantal Munier continue de conserver précieusement les souvenirs de son petit-fils dans un classeur. Les images, les appels, les échanges étaient pour elle des liens, bien que passagers, qu’elle a chéris au fil des ans. Alors qu’elle se prépare à affronter les révélations du procès, son souhait est clair : elle veut enfin connaître la vérité sur la fin tragique de Jonathan et, peut-être, trouver un semblant de paix intérieure.

