
Publié le mercredi 26 mars 2025
« Dans la grisaille parisienne, Francis Cabrel compose "Je l’aime à mourir" à l’aube d’une nouvelle passion »
En 1979, Francis Cabrel fait face à une pression considérable.
Son premier album n’a pas rencontré le succès escompté, et pour son deuxième projet, son producteur a rassemblé les meilleurs musiciens de la scène française au sein d’un studio parisien reconnu.
Pendant plusieurs semaines, le chanteur a délaisé la chaleur de sa maison située à Astaffort pour s’installer dans un petit appartement, plongé dans la grisaille et la froideur des tours de La Défense.
Ce changement d'environnement est particulièrement difficile pour le Gascon, qui a toujours préféré s'éloigner de l'agitation de la capitale.
Il ressent également un grand vide en raison de l'absence de Mariette, son épouse, qu'il a rencontrée dix ans plus tôt dans un bal au Lot-et-Garonne.
Un jour précis, Cabrel attend avec impatience la visite de Michel, un ami guitariste.
La présence de son camarade, qui lui apporte des nouvelles de leur région, lui redonne peu à peu le moral.
Ensemble, ils commencent à jouer quelques accords, permettant ainsi à Francis de relâcher la tension accumulée et de se reconnecter à sa passion.
C'est dans cette atmosphère froide mais chaleureuse d'amitié et de musique que naît l'une de ses célèbres chansons d'amour, "Je l’aime à mourir".