Publié le dimanche 04 octobre 2026 dans la rubrique Normandie
Dominique Dehais : Une icône d'Allouville-Bellefosse au service de son village
Un pilier d'Allouville-Bellefosse
Dominique Dehais, 80 ans, est une figure emblématique d'Allouville-Bellefosse, un petit village de Seine-Maritime. Elle gère le café "Le Pousserdas" depuis 50 ans, un lieu qui est devenu bien plus qu'un simple bistrot pour les habitants. Fin septembre, une célébration a eu lieu pour lui rendre hommage, un événement qui a rassemblé plus de 600 personnes.
Une histoire familiale
Dominique a pris les rênes du café après avoir travaillé aux côtés de son mari, puis seule depuis 12 ans. Son parcours est profondément ancré dans le village où elle a grandi. "Mon père avait une charcuterie. J'ai toujours vécu ici, je suis allée à l'école ici", se souvient-elle. Son engagement dans le bistrot a débuté alors qu'elle aidait ses parents avant de finalement s'y consacrer pleinement.
Le café et son évolution
Le "Pousserdas", anciennement connu sous le nom de "café des touristes", a été rebaptisé par Dominique elle-même. "C'est un nom chargé d'amitié", explique-t-elle, faisant référence à ses souvenirs d'enfance chez des amis suisses. Elle a su adapter son offre au fil des années, proposant non seulement des boissons, mais aussi des journaux, des jeux de hasard et divers produits. Sa recette du succès ? "Il faut évoluer", affirme-t-elle.
Un lien social fort
Au-delà du simple café, le Pousserdas est un véritable lieu de rencontre. Les villageois y viennent échanger, discuter et tisser des liens. Dominique connaît tous ses clients, des jeunes aux retraités. "Tout le monde me connaît. Les petits, les grands", souligne-t-elle. Les enfants passent souvent après l'école pour lui dire bonjour. Pour les sœurs Mélanie et Stéphanie Le Nahedic, "sans elle, ça serait vide".
Un attachement au patrimoine local
Dominique est également fière de partager l'histoire du chêne millénaire qui se dresse à proximité du café. Ce chêne, estimé à environ 1200 ans, est un symbole du village. "Le chêne c'est toute ma vie", affirme-t-elle, tout en se rappelant des efforts qu'elle a dû déployer pour le protéger. Son engagement pour la communauté va au-delà de son café; il s'agit d'un véritable attachement à son environnement.
Une passion indéfectible
À 80 ans, Dominique n'a aucune intention de prendre sa retraite. "Je me sentirais inutile, je m'ennuierais", dit-elle avec conviction. Sa détermination à continuer de servir le village est palpable. Elle reste active tous les jours, ouverte même le mercredi, son unique jour de fermeture, pour s'occuper de sa comptabilité et de l'entretien du café. "Le chêne, il m'enterra", plaisante-t-elle, témoignant de son dévouement inébranlable.


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