Publié le mardi 06 octobre 2026 dans la rubrique Paris
Deepfakes à Paris : l'alerte des hôpitaux et universités
Des deepfakes alarmants à Paris
Le 5 octobre, l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) et Sorbonne Université ont exprimé leur inquiétude face à la diffusion de deepfakes sur Facebook. Ces vidéos, qui usurpent l'identité de professionnels de santé, mettent en avant le Pr Renaud Piarroux, un spécialiste reconnu en parasitologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans le XIIIe arrondissement de Paris.
Une usurpation d'identité manifeste
Le Pr Piarroux a découvert que son image et sa voix avaient été manipulées pour promouvoir un "produit miracle". Dans une vidéo, une fausse Anne-Claire Coudray, présentatrice du 20 Heures de TF1, introduit le témoignage d'une femme de 82 ans prétendument guérie grâce à un traitement anti-parasitaire. Le faux Pr Piarroux, dans cette vidéo, avance que de nombreuses maladies seraient causées par ces parasites, et recommande ce traitement sans fondement scientifique.
Une réaction rapide des institutions
Face à cette situation, l'AP-HP et Sorbonne Université ont réagi en déposant une plainte et en contactant Meta, la maison mère de Facebook, pour obtenir le retrait des contenus. Bien que certaines vidéos aient été supprimées, d'autres similaires ont rapidement refait surface sur la plateforme, soulignant l'ampleur du problème.
Un danger pour la santé publique
Les institutions mettent en garde contre les conséquences de telles manipulations. La diffusion de deepfakes peut induire les internautes en erreur, les poussant à croire à des informations fausses ou à consommer des produits sans aucune preuve de leur efficacité ou sécurité. Cette situation représente un véritable risque pour la santé des patients.
Un phénomène en expansion
La problématique des deepfakes ne se limite pas au secteur médical. Des vidéos et photos manipulées circulent sur les réseaux sociaux, utilisant l'image de professionnels de santé ou le logo d'hôpitaux pour promouvoir des services ou des produits. L’AP-HP et Sorbonne Université insistent sur le fait qu'elles ne cautionnent en aucun cas ces pratiques et qu'elles ne font pas de publicité pour des traitements sur les réseaux sociaux.
Appel à la vigilance des internautes
Les deux institutions appellent les utilisateurs à rester prudents. L'utilisation d'images de professionnels de santé ou d'identités visuelles d'établissements hospitaliers ne garantit pas l'authenticité d'une publication. Cette mise en garde est d'autant plus significative qu'elle s'inscrit dans un contexte où des actions judiciaires sont déjà en cours, comme la fermeture de plusieurs sites à New York diffusant des deepfakes pornographiques. Cela montre que les autorités commencent à prendre au sérieux la prolifération de contenus manipulés sur Internet.
Face à des montages de plus en plus réalistes, le meilleur remède reste la vigilance et la vérification des sources avant de croire ou de partager des informations en ligne.


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