Publié le vendredi 02 octobre 2026 dans la rubrique Paris
Île-de-France : le virus West Nile fait un troisième mort, les cas doublent en un mois
Le virus West Nile continue de se propager en Île-de-France, avec un nouveau bilan alarmant. Au 28 septembre, un troisième décès a été enregistré dans la région, accompagné d'une augmentation significative des cas. Selon le dernier bulletin de Santé publique France, 23 cas humains autochtones ont été signalés, dont 13 formes graves de la maladie.
Une hausse inquiétante des cas
Une semaine plus tôt, le 23 septembre, seulement 20 cas avaient été rapportés. Trois nouvelles infections en huit jours montrent une augmentation de 15 %. Les chiffres révèlent également une montée des formes neuro-invasives, passant de 11 à 13, et le bilan des décès qui est passé de deux à trois.
En seulement un mois, la situation a plus que doublé, passant de neuf cas à fin août à 23 cas. Cette progression rapide interpelle les autorités sanitaires.
Un virus des oiseaux détecté chez les moustiques
Le virus West Nile, identifié pour la première fois en 1937 en Ouganda, est un arbovirus principalement associé aux oiseaux. Il peut infecter l'homme et le cheval, qui sont considérés comme des hôtes accidentels. En mai 2023, le virus a été détecté dans des moustiques collectés dans le Val-de-Marne. Depuis, plusieurs cas aviaires et équins positifs ont été confirmés dans plusieurs départements franciliens, signalant une éventuelle augmentation de la transmission.
Transmission par les moustiques Culex
Le virus est principalement transmis par le moustique Culex, un insecte courant en Île-de-France. Contrairement à d'autres maladies comme le chikungunya, il n'est pas véhiculé par le moustique-tigre. Le Culex se contamine en piquant un oiseau infecté, puis peut transmettre le virus à l'homme ou au cheval. Cependant, ces deux espèces ne permettent pas une transmission secondaire efficace entre humains.
Des formes graves à surveiller
Bien que 80 % des infections soient asymptomatiques, environ 20 % des personnes infectées développent des symptômes semblables à ceux de la grippe. Les formes graves, telles que la méningite, touchent moins d'une personne sur 100, souvent des personnes âgées, et peuvent être mortelles. Actuellement, aucun vaccin ni traitement antiviral spécifique n'existe pour cette maladie.
Un changement climatique préoccupant
Les spécialistes s'inquiètent de l'augmentation de la présence du virus, exacerbée par les effets du changement climatique. Yannick Simonin, virologue, souligne que la dynamique de la maladie pourrait évoluer, avec un risque que ce virus devienne endémique dans la région. De plus, une étude récente prévoit que le moustique-tigre pourrait coloniser une grande partie de la France d'ici 2085, augmentant les risques d'autres infections virales.


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