Publié le mardi 23 juin 2026 dans la rubrique Paris
Un ingénieur de la SNCF condamné pour viols sur une mineure
La cour criminelle départementale de Paris a condamné lundi un ingénieur SNCF de 45 ans à douze ans de réclusion criminelle. L'homme comparaissait depuis vendredi pour des viols répétés commis entre 2018 et 2021 à Paris et en banlieue sur une adolescente âgée de 13 à 16 ans au moment des faits.
Une affaire qui débute à Mayotte
Tout commence en novembre 2021. La mère de la jeune fille pousse la porte de la gendarmerie à Mayotte, dans l'océan Indien. Sa fille de 16 ans vient de fuguer. Son objectif : rejoindre un homme d'une quarantaine d'années dont elle serait tombée amoureuse.
La mineure vivait chez sa sœur à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, depuis l'âge de 7 ans. Sa mère l'avait rapatriée d'urgence à Mayotte après avoir découvert cette relation malsaine avec un homme bien plus âgé. Les autorités lancent rapidement des recherches. L'adolescente est retrouvée alors qu'elle s'apprêtait à embarquer pour Paris.
Le récit des viols et de l'emprise
La jeune fugueuse livre alors un témoignage glaçant. À seulement 13 ans, cet ami de sa tante, d'origine malgache, l'aurait déshabillée avant d'abuser d'elle. Les faits se sont reproduits à de nombreuses reprises. Une relation d'emprise s'est installée entre la victime et son agresseur. Elle trouvait chez lui une forme de sécurité.
Un jour, l'accusé l'a emmenée dans un cinéma pornographique de Pigalle. Là, ils ont eu un rapport sexuel auquel ont participé d'autres clients de l'établissement. L'adolescente était encore mineure.
Un accusé qui conteste les viols
L'ingénieur, au casier judiciaire vierge, a toujours nié les faits de viol. Il soutient une tout autre version. Selon lui, il s'est marié religieusement avec l'adolescente, avec l'accord de sa famille. Un engagement qui, affirme-t-il, le contraignait à prendre en charge tous les frais de la jeune fille.
Une peine de douze ans
La cour criminelle départementale de Paris n'a pas retenu cette défense et a condamné l'homme à douze ans de réclusion. Son avocat, Me Ludovic Binello, a précisé réfléchir encore à la possibilité de faire appel.


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