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Defense B-1 in flight at an airshow.
Image à des fins esthétiques. ⚠️ Signaler la photo ou l'article comme inaproprié - © Crédit photo unsplash : Ted Balmer.

Publié le dimanche 26 octobre 2025 dans la rubrique Suisse

« Urgence de renforcement : la défense antiaérienne suisse face à des lacunes alarmantes »

L’état actuel de la défense antiaérienne de la Suisse soulève des préoccupations.

En matière de défense sol-air à courte portée, l’armée dispose de 27 canons Oerlikon de 35 mm et de 96 systèmes de lance-missiles portatifs Stinger, capables d'intercepter des cibles jusqu'à quatre kilomètres de distance et à une altitude d'environ trois kilomètres.

Ces moyens sont principalement orientés vers la lutte contre les hélicoptères et les avions évoluant à basse altitude, mais s’avèrent inappropriés face à des drones modernes, tels que ceux ayant récemment violé l'espace aérien polonais, en raison de leur difficulté de détection.

Le nouvel avion de chasse F-35, acquit par la Suisse, pourrait offrir des capacités de détection des drones, mais il ne sera opérationnel qu'à la fin de la décennie.

Actuellement, l’armée n’a aucun dispositif pour contrer les mini-drones, ce qui inquiète les parlementaires, tant de la gauche que de la droite, spécialisés en politique de sécurité.

Le conseiller national Pierre-Alain Fridez (PS/JU) souligne l'urgence de la situation : "Il est essentiel d'avoir les capacités pour détecter et neutraliser les petits drones, surtout face à des menaces terroristes." De son côté, Thomas Hurter (UDC/SH) mentionne que ce domaine évolue rapidement et que la Suisse n’est pas suffisamment préparée.

Pour les menaces à moyenne portée, à savoir jusqu'à 40 kilomètres de distance et 20’000 mètres d’altitude, le pays fait face à un vide complet en termes de défense.

Les seuls moyens de riposte en cas d'attaque d'un avion de chasse ou de missile proviennent d'un FA/18, mais uniquement s'il est déployé.

Bien que cinq systèmes sol-air IRIS-T aient été acquis pour une mise en service entre 2028 et 2031, la situation actuelle demeure préoccupante.

Concernant les menaces à longue portée, la Suisse n’a pas de capacité pour intercepter un missile balistique.

Bien qu’un système Patriot ait été acheté, la livraison par les États-Unis a été retardée, et la date de réception est encore inconnue.

Thomas Hurter alerte sur l'incertitude entourant ce système crucial : "On a décidé de l'acquérir, mais maintenant, nous sommes dans l'attente." Ainsi, le débat sur l'état de la défense sol-air suisse s'intensifie, les parlementaires appelant à des actions plus rapides et efficaces pour faire face aux risques potentiels.


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