Publication le 10 juin 2026 · Mis à jour le vendredi 12 juin 2026 dans la rubrique Toulouse
Castanet-Tolosan : une jeune femme séquestrée, forcée à boire de l'eau de Javel et menacée d'immolation
Une nuit d'horreur près de Toulouse
Le 6 juillet 2025, une jeune femme, née en 2005, parvient à échapper à son bourreau en poussant la porte de la gendarmerie de Castanet-Tolosan, au sud de Toulouse. Elle s'est présentée visiblement en détresse, dénonçant une nuit de séquestration orchestrée par son compagnon, un homme de 31 ans. La victime, terrifiée, a raconté les atrocités qu'elle a subies : son concubin l'a forcée à boire de l'eau de Javel et l'a agressée physiquement, la menaçant de l'immoler par le feu.
Un calvaire insupportable
Selon son témoignage, le calvaire a duré jusqu'à l'aube, où elle a finalement trouvé le courage de s'enfuir. Pendant que son agresseur dormait, elle a réussi à préparer son sac pour quitter l'appartement et se rendre à la gendarmerie. Les constatations médicales ont révélé une incapacité totale de travail de quatre jours, attestant de la violence de l'agression.
Fuite et traque
Le mis en cause a été interpellé dès le jour de la plainte, mais il a rapidement échappé à la vigilance des forces de l'ordre. Sa fuite a déclenché une vaste opération de recherche. Pendant un an, il a réussi à rester introuvable, créant une inquiétude grandissante au sein de la communauté. Finalement, les recherches ont conduit à sa capture à Dijon, à plusieurs centaines de kilomètres de son point de départ.
Une affaire qui soulève des questions
Cette affaire met en lumière non seulement la gravité de la violence domestique, mais aussi les défis auxquels sont confrontées les victimes pour obtenir justice. L'avocate de la victime, Me Morgane Dupoux, a évoqué l'angoisse persistante de sa cliente, qui craignait pour sa vie, sachant que son agresseur était toujours en liberté, et capable de passer à l'acte à tout moment. Cette situation a suscité des interrogations sur la protection des victimes et l'efficacité des dispositifs de sécurité en place.
La lutte contre la violence faite aux femmes
Cette affaire tragique s'inscrit dans un contexte plus vaste de lutte contre la violence faite aux femmes. Les récits de victimes, comme celui de cette jeune femme, soulignent l'importance de sensibiliser le public à ces problématiques et de renforcer les mesures de protection. La voix de la victime, désormais entendue, doit servir de catalyseur pour des actions concrètes et des débats sur la manière de mieux soutenir celles qui subissent de telles violences.

