Publié le lundi 26 octobre 2026 dans la rubrique Toulouse
"Ce radar est une machine à cash" : à l'entrée nord de Toulouse, où passent 40 000 véhicules chaque jour, ce boîtier limité à 50 km/h arrose de PV les automobilistes dans les deux sens
Un radar controversé à l'entrée de Toulouse
À l'entrée nord de Toulouse, sur l'avenue des États-Unis, un radar urbain attire l'attention, mais pas pour les bonnes raisons. La zone, où circulent chaque jour près de 40 000 véhicules, est un point névralgique pour les automobilistes. Installé sous le pont du rond-point de Sesquières, ce radar, mis en service en avril 2024, est critiqué pour sa faible visibilité et son efficacité à générer des contraventions.
Un dispositif discret mais efficace
Le radar contrôle la vitesse des véhicules dans les deux sens de circulation. Il capture les images par l'avant pour les voitures se dirigeant vers Toulouse et par l'arrière pour celles se dirigeant vers Lespinasse. Ce qui rend ce boîtier redoutable, c'est son flash infrarouge, invisible aux yeux des conducteurs. De nombreux automobilistes, comme Sacha, ont été surpris de recevoir des amendes pour des excès de vitesse de quelques kilomètres par heure, souvent sans avoir vu de signalisation préalable. "Rien n’est clair sur la route par rapport aux vitesses", déplore-t-il.
Des amendes en série
Le retour d'expérience des conducteurs est souvent identique. Neirdah a mentionné avoir reçu trois amendes en une semaine, pour des dépassements minimes. Les témoignages s'accumulent, certains évoquant jusqu'à quatre amendes en quelques jours. Cette situation alimente le sentiment d'être piégé par un système qui semble fonctionner avant tout comme une "machine à cash".
Une signalisation absente
Lors de l'installation de ce radar, la préfecture avait promis une signalisation adéquate, avec un petit panneau situé entre 20 et 50 mètres en amont. Pourtant, à Sesquières, cette signalisation fait défaut, ce qui renforce l'idée que les automobilistes ne sont pas correctement avertis. Ce manque de visibilité engendre une frustration croissante parmi les usagers de la route, qui se sentent piégés par un dispositif dont l'objectif semble davantage financier qu'éducatif.
Le radar et les finances de l'État
Les amendes perçues ne retournent pas directement à la ville de Toulouse, mais sont redistribuées au niveau national. L'argent collecté sert à divers objectifs : fonctionnement des contrôles automatisés, infrastructures de transport, aménagements urbains, et prise en charge des blessés. Ainsi, chaque contravention contribue à un système beaucoup plus large, éloignant les bénéfices de la commune concernée.
Un contexte de forte circulation
Le volume de trafic à cette entrée de Toulouse est impressionnant, avec près de 40 000 véhicules, dont 3 000 poids lourds, qui passent chaque jour. Cette forte circulation justifie la présence de dispositifs de contrôle, mais soulève également des questions sur l'efficacité de ces mesures. Les automobilistes, souvent frustrés par des contraventions jugées abusives, s'interrogent sur l'équilibre entre sécurité routière et rentabilité financière.


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