Publié le dimanche 07 juin 2026 dans la rubrique Toulouse
ENTRETIEN. "Ce qui est sûr, c’est que je resterai dans l’aéronautique", confidences de la nouvelle Miss Haute-Garonne, en alternance chez Airbus, et qui rêve de devenir Miss France 2027
Elle a 26 ans, travaille en alternance chez Airbus Atlantic à Colomiers, et vient d’être élue Miss Haute-Garonne. Rencontre avec une jeune femme qui jongle entre études supérieures, achats aéronautiques et écharpe de miss, avec l’ambition de décrocher la couronne de Miss France 2027.
Un double master entre commerce et ingénierie
Depuis trois ans, la nouvelle miss suit un double master à la Kedge Business School de Marseille. Le premier, en ingénierie d’affaires, option chefferie de projet. Le second, en développement du commerce international. Un cursus en alternance qui l’a menée d’abord chez Safran Seats, à Issoudun dans l’Indre, pendant deux ans. Aujourd’hui, elle achève sa dernière année chez Airbus Atlantic, à Colomiers, près de Toulouse.
Gestionnaire de comptes clés au service des achats
Son poste actuel ? Gestionnaire de comptes clés au sein du service achats d’Airbus Atlantic. Elle travaille sur la partie aérostructure, plus précisément sur les matières premières métalliques : acier, titane, aluminium et divers alliages. Avec son tuteur, elle gère les intermédiaires qui traitent avec les fournisseurs. Ceux-ci négocient, font livrer la matière, la découpent selon les besoins, appliquent des traitements si nécessaire, puis livrent le tout directement dans les entrepôts.
L’aéronautique, une évidence
Pourquoi ce secteur ? Elle vient d’un milieu industriel, un univers qu’elle connaît depuis l’enfance. Elle a aussi beaucoup voyagé, côtoyé les avions. « Je trouve cela fascinant », confie-t-elle. Pour elle, l’aéronautique ne se limite pas aux voyages : cela permet de rapprocher les populations, de découvrir des cultures, de réaliser des missions humanitaires. C’est aussi un secteur porteur, surtout pour une jeune femme de 26 ans. Son avenir ? Elle reste dans l’aéronautique, c’est certain. Peut-être à Toulouse, capitale européenne du secteur, chez Airbus, ou ailleurs. Elle a déjà plusieurs offres d’embauche et doit se décider.
Une aventure Miss lancée sur le tard
Elle s’est inscrite à l’élection Miss Haute-Garonne en décembre dernier. Déjà approchée dans d’autres régions, on lui avait dit qu’elle avait un « potentiel Miss » élevé. Arrivant en fin de master, elle s’est dit que c’était le moment ou jamais. Son moteur : porter la voix des femmes qui travaillent dans l’industrie. « Ces catégories socioprofessionnelles sont encore trop peu représentées au concours Miss France. J’avais envie de nous représenter. »
Les prochaines étapes vers Miss France 2027
La première échéance : l’élection de Miss Midi-Pyrénées, le 5 septembre prochain, au château de la Garrigue à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). Douze candidates seront en lice. Le public en choisira six, puis le jury désignera Miss Midi-Pyrénées 2026. Ensuite, en décembre 2026, aura lieu l’élection de Miss France 2027. Pour elle, cette aventure est un « one shot ». Sa vie professionnelle et étudiante est déjà bien remplie, et le concours demande du temps et de la rigueur. « C’est l’unique moment où je peux le faire correctement et avec cœur », explique-t-elle.
Une pause d’un an si elle devient Miss France
Si elle décroche la couronne nationale, sa carrière dans l’aéronautique sera mise entre parenthèses pendant un an. « Mais elle reprendra son cours normal dès que l’aventure sera terminée », assure-t-elle. En attendant, elle termine son master, cumule les responsabilités chez Airbus et prépare l’élection régionale. Une jeune femme aux multiples casquettes, bien décidée à ne rien lâcher, ni dans l’industrie ni sous les projecteurs.

