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Publié le lundi 24 mars 2025

"Procès du harcèlement moral : les fils de Magali Darros espèrent une reconnaissance de la gravité des faits après son suicide"

Le procès des personnes accusées de harcèlement moral envers Magali Darros a débuté ce lundi au tribunal correctionnel de Toulouse.

Employée municipale à Fonsorbes, elle a mis fin à ses jours en août 2022.

Après son décès, un journal a été découvert, révélant un arriéré de souffrances au travail, corroborées par de nombreux témoignages.

Magali Darros, âgée de 51 ans et mère de famille, avait documenté dans son carnet les difficultés vécues au sein de sa mairie.

Suite à son suicide, sa supérieure et le compagnon de celle-ci ont été démis de leurs fonctions.

Les fils de Magali, après un long parcours judiciaire, ont enfin obtenu l'ouverture d'un procès contre les deux individus accusés de harcèlement.

Dorian, l'un des fils, a exprimé son désir de voir la gravité des faits reconnue et a déclaré qu’il est convaincu de la responsabilité des prévenus.

Poignant, son frère Pierrick a partagé son appréhension quant à la reconnaissance de la situation par le tribunal. "Nous sommes préparés à entendre ce qui sera dit, mais nous craignons que la reconnaissance de ce drame ne soit pas au rendez-vous," a-t-il ajouté.

Le parquet a retenu le terme de "harcèlement moral", une qualification peu fréquente dans ces affaires.

L’enquête conduite par la gendarmerie a été exhaustive, selon l’avocate des fils Darros.

La mort de Magali a profondément ébranlé la commune de 12 000 habitants, et plusieurs témoignages sont attendus pour apporter des éclaircissements sur ce que certains décrivent comme un "système".

Jean-Claude Pilet, élu d'opposition à l'époque des faits, a rappelé que des alertes avaient été lancées concernant des comportements inacceptables.

Pour lui, ceux qui ont été responsables n’auraient pas pu ignorer les multiples alertes émises.

Actuellement, la mairie de Fonsorbes n’a pas formulé de commentaires sur cette affaire.

Les prévenus, confrontés à la justice, encourent une peine de deux ans d'emprisonnement ainsi qu'une amende de 30 000 euros.

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