
Publié le samedi 29 mars 2025
ZFE en péril : avis partagés chez les Nîmois sur l'impact des pots d'échappement et l'avenir de la réglementation
Les Zones à Faible Émission (ZFE), instaurées récemment, se trouvent déjà sous la menace d'une suppression.
Lors d'une séance en commission, des députés ont voté le retrait de ce dispositif, qui est pourtant obligatoire depuis le 1er janvier dans des villes comme Nîmes et dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants.
Ce changement suscite un vif débat parmi la population locale.
Des voix s'élèvent parmi les Nîmois.
Quentin Bertoux, un habitant, exprime son point de vue en notant l'impact positif d'une telle mesure sur la santé publique : "Pour nous et notre chien, les pots d'échappement, ce n'est pas idéal." À l'opposé, Brigitte, également de Nîmes, souligne les inégalités que ce dispositif peut engendrer : "Tout le monde ne peut pas se permettre de changer de voiture, ce n'est pas équitable." Le député Pierre Meurin, représentant du Rassemblement national pour la 4e circonscription du Gard, se réjouit du vote qui vise à abroger ces ZFE.
Il critique le dispositif en le qualifiant de "scandaleux" et estime qu'il ne contribue pas réellement à l'amélioration de la qualité de l'air.
Depuis le début de cette année, les vignettes Crit'air sont requises sur la majorité des routes de Nîmes, mais celles-ci ne concernent qu'environ 3 % des véhicules, ceux immatriculés avant 1997.
De plus, il semble que peu de conducteurs aient respecté cette exigence dans le centre-ville.
L'association "Nîmes en transition" propose de conserver les ZFE tout en renforçant les mesures d'accompagnement, comme la création de pistes cyclables et l'amélioration du réseau de transports en commun.
Jacques Sarda, co-président de l'association, souligne qu'il aurait été préférable d'intensifier les efforts plutôt que de supprimer cette réglementation.
Il est important de noter que la décision finale quant à l'abrogation des ZFE n'est pas encore prise.
Le projet doit être examiné à l'Assemblée nationale lors d'une séance publique prévue pour le 8 avril, avant d'être soumis au Sénat.