Publié le lundi 07 septembre 2026 dans la rubrique Bordeaux
Elections sénatoriales en Gironde : enjeux et candidats à surveiller
Les élections sénatoriales approchent en Gironde, où six sièges seront à pourvoir. Ce scrutin, qui se déroulera dans le contexte d'un renouvellement partiel de la Chambre haute, suscite un vif intérêt parmi les candidats. Les prétendants parcourent le département pour convaincre les 3 745 grands électeurs, qui comprennent des conseillers régionaux, des conseillers départementaux et surtout un grand nombre de conseillers municipaux, souvent sans étiquette politique. Leur vote sera déterminant pour l'avenir politique du département.
Un renouvellement marqué par l'absence de figures établies
Ce renouvellement verra l'arrivée de nouveaux visages au Palais du Luxembourg, car au moins la moitié des sièges girondins sera occupée par des candidats n'ayant jamais siégé auparavant. Florence Lassarade (Les Républicains), Laurence Harribey (Parti socialiste) et Monique de Marco (les Écologistes) ne briguent pas un nouveau mandat. La candidature d'Alain Cazabonne, un autre sortant, reste incertaine, son parti, le Modem, n'ayant pas rejoint la coalition « Résolument Girondin ».
Une coalition en bonne position
La coalition « bloc central », dirigée par la sénatrice sortante Nathalie Delattre (Parti Radical), se présente comme la favorite. Cette coalition a réussi à remporter plusieurs municipalités lors des dernières élections, notamment à Bordeaux, Bègles, Le Haillan et Parempuyre. Ces victoires ont considérablement renforcé leur base électorale en termes de grands électeurs, leur offrant ainsi de bonnes chances de conserver leurs trois sièges.
Les candidats en lice
Nathalie Delattre, ex-ministre du tourisme et ancienne candidate à la mairie de Bordeaux, est en tête de liste pour cette coalition. Son numéro deux, Jacques Breillat, est maire de Castillon-la-Bataille et président du groupe d’opposition Gironde Avenir au Département. Ancien membre des Républicains, il a rejoint Horizons, le mouvement d'Édouard Philippe. Cela pourrait lui permettre d'obtenir son premier mandat parlementaire, tout comme Géraldine Amouroux, également candidate pour Les Républicains.
Un enjeu crucial pour la droite et le centre
La dynamique actuelle laisse présager une forte représentation de la droite et du centre au sein du Sénat girondin. Avec plusieurs sièges à défendre et des candidats bien ancrés dans le paysage politique local, la compétition s'annonce serrée. Le soutien des grands électeurs, en particulier des conseillers municipaux, sera déterminant pour la coalition en place. La capacité de ces candidats à mobiliser leurs bases respectives pourrait donc jouer un rôle clé dans l'issue de ce scrutin.
Les implications pour la scène politique régionale
Les résultats de ces élections pourraient avoir des répercussions sur la politique régionale et nationale. En renforçant la présence de la droite et du centre au Sénat, cela pourrait influencer les décisions législatives à venir. Les nouveaux élus, en particulier ceux issus de cette élection, auront un rôle à jouer dans la représentation des intérêts girondins au niveau national, ce qui pourrait impacter des dossiers cruciaux pour le développement du département.


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