Publié le jeudi 27 août 2026 dans la rubrique Bordeaux
Incendies en Gironde : "Entre moins 50 et moins 70%" de fréquentation, déplore le syndicat d'hôtellerie de plein air du département
La situation est préoccupante pour l'industrie touristique en Gironde, dans le secteur de l'hôtellerie de plein air. Lionel Pujade, président du syndicat d'hôtellerie de plein air du département, a récemment exprimé son inquiétude concernant la chute drastique de la fréquentation dans les établissements locaux.
Fréquentation en forte baisse
Le 27 août, Lionel Pujade a déclaré que la fréquentation des campings et autres structures d'accueil a chuté de "moins 50 à moins 70%". Cette baisse est directement liée aux conséquences du mégafeu qui a débuté à Saumos le 22 juillet. Cet incendie a ravagé 42 000 hectares, impactant gravement l'image de la région et sa capacité à attirer des touristes.
Impact sur le taux de remplissage
Actuellement, le taux de remplissage des établissements n'atteint que 30%, tandis qu'il était de 60% à la même période l'année précédente. Pujade souligne que la dernière semaine d'août n'a pas été à la hauteur des attentes, exacerbant cette tendance à la baisse. Les vacanciers semblent avoir opté pour d'autres destinations, comme la Charente-Maritime ou les Pyrénées-Atlantiques, laissant la Gironde en retrait.
Des établissements tirent leur épingle du jeu
Cependant, quelques établissements, notamment dans le Médoc, réussissent à se démarquer. Ces lieux, éloignés des zones touchées par les incendies, parviennent à maintenir une certaine attractivité. Malgré tout, ces succès isolés ne suffisent pas à compenser les pertes massives enregistrées par le reste des acteurs du secteur.
Prévisions sombres pour l'arrière-saison
Pujade a également évoqué les défis à venir. Il ne s'attend pas à ce que l'arrière-saison compense les pertes subies entre le 22 juillet et le 22 août. Un bilan plus clair des conséquences financières sera établi après le 15 septembre. Pour l'instant, les établissements maintiennent leur personnel, car ils doivent continuer à offrir des services de base, comme la gestion des piscines, ce qui complique la mise en place du chômage partiel.
Réponses et soutien institutionnel
En réponse à cette crise, le ministre du Tourisme, Serge Papin, a affirmé que "la Gironde est meurtrie, mais elle est debout". Il a souligné que des efforts sont déployés pour sauver la saison touristique. Les acteurs du secteur se mobilisent pour atténuer les impacts économiques de cette situation catastrophique.
Une gestion des crises à long terme
Face à ces défis, le président du syndicat d'hôtellerie de la Gironde a précisé qu'ils tentent de gérer la crise en décalant certaines échéances de crédit. La situation reste délicate, et les établissements devront redoubler d'efforts pour surmonter cette période difficile. La résilience sera essentielle pour le secteur touristique girondin, qui doit maintenant se reconstruire après cette épreuve.


Laisser un commentaire
Votre commentaire sera vérifié avant sa publication.