Publié le samedi 03 octobre 2026 dans la rubrique Bordeaux
Réunion entre les lycéens et les autorités : « Ils nous écoutaient, mais ne répondaient pas vraiment à nos demandes »
Une rencontre attendue au lycée Montesquieu
Ce vendredi matin, une vingtaine d’élèves représentant les Conseils de la Vie Lycéenne des établissements girondins ont été reçus au lycée Montesquieu à Bordeaux. Cette rencontre a eu lieu après les blocages qui ont commencé le 29 octobre. Les élèves ont pu s'exprimer face à la préfète Sophie Brocas, le recteur Jean-Marc Huart et le vice-président à l’Éducation du conseil régional Jean-Louis Nembrini.
Des préoccupations multiples mais un dialogue fragile
Lors de cette concertation de plus de deux heures, les lycéens ont soulevé divers sujets : le manque de moyens dans les établissements, les difficultés liées à Parcoursup, la santé mentale des jeunes, et même des questions de violences policières. Malgré cette diversité de préoccupations, le retour des élèves est partagé. Maëlle, élève de terminale au lycée Mauriac, a déclaré : « Ils nous écoutaient mais ne répondaient pas vraiment à nos demandes. » Cette inquiétude sur l'absence de réponses concrètes persiste parmi les jeunes.
Une prochaine réunion déjà en perspective
Maëlle a déjà prévu de revenir sur des sujets comme Parcoursup et l'interdiction des portables lors de la prochaine réunion, qui devrait avoir lieu la semaine prochaine. Les élèves souhaitent également en savoir plus sur les raisons du manque de moyens dans leurs établissements. Paul, un autre élève, a exprimé son scepticisme face aux explications données concernant l’augmentation du budget, en lien avec la baisse démographique.
Une mobilisation qui s'érode mais qui reste significative
En parallèle à la réunion, des centaines d’élèves, accompagnés d'étudiants, de syndicats et d'enseignants, se sont rassemblés devant le rectorat. Ce rassemblement, marqué par des slogans tels que « Étudier c’est un droit ! », a souligné l'importance de la solidarité dans la lutte pour leurs revendications. Ulysse, du syndicat étudiant Le Poing levé, a insisté sur la nécessité d'unir les voix pour faire face à la répression.
Les enseignants solidaires des revendications
Les enseignants, présents pour encadrer le rassemblement, ont exprimé leur soutien. Une enseignante du lycée Les Iris à Lormont a partagé son expérience des conditions de travail difficiles, évoquant des problèmes d’insalubrité et de manque d’équipements dans certains établissements. Cette solidarité montre que les préoccupations des élèves touchent également le corps enseignant.
Des incidents et des interpellations à Bordeaux
La préfecture a noté que la mobilisation, bien que réduite, a perduré ce vendredi avec 1 100 lycéens mobilisés, contre 6 000 le jour précédent. Malgré les fermetures de 33 établissements, des incidents ont été signalés, notamment des violences dans le secteur du Grand Parc à Bordeaux et à Arcachon. Trente-quatre interpellations ont eu lieu, dont certaines liées à des violences urbaines. Au total, 19 personnes ont été déférées au parquet de Bordeaux, avec des mesures judiciaires en attente.


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