Publié le lundi 06 juillet 2026 dans la rubrique Grenoble
Grenoble : des 'Maisons espoir' pour cérébrolésés, alternative à l'hôpital
À Grenoble, dans l’Isère, trois maisons d’un genre particulier accueillent des adultes cérébrolésés. Gérées par l’Association des familles de traumatisés crâniens et cérébrolésés (AFTC) de l’Isère, ces “Maisons espoir” offrent une alternative au milieu hospitalier. Jean-Michel, la cinquantaine, y réside depuis plusieurs années – il ne sait plus exactement combien, séquelle de la rupture d’anévrisme qui a bouleversé sa vie.
Un quotidien rythmé mais chaleureux
Chaque matin, Jean-Michel se fait servir son petit-déjeuner au lit. « Je suis le roi », plaisante-t-il. Puis viennent les soins : toilette, habillage, installation au fauteuil. Les auxiliaires de vie l’accompagnent dans chaque geste. Ensuite, le programme varie. Des activités collectives sont organisées certains jours. Jean-Michel les apprécie : pour lui, ce lieu est un centre de loisirs de qualité, avec des animateurs sympathiques. La vie en collectivité, presque familiale, le ravit. Il évoque le respect qui règne entre colocataires et avec le personnel.
Une alternative à l’hospitalisation
Avant d’intégrer cette maison, l’hôpital était la seule option pour Jean-Michel. La Maison espoir lui a permis de retrouver une vie sociale, un cadre différent. Il affirme que cette expérience lui a rendu le goût de vivre. L’association AFTC de l’Isère propose trois structures de ce type dans la métropole grenobloise. Elles s’adressent à des personnes comme Jean-Michel, qui doivent tout réapprendre après un traumatisme crânien ou un accident vasculaire cérébral. Ici, elles trouvent un équilibre entre soins, autonomie et vie en communauté.
Jean-Michel ne cache pas son enthousiasme. Pour lui, cette coloc pas comme les autres est une chance. Un cocon où il peut reconstruire son quotidien, entouré de bienveillance.


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