Publié le mercredi 20 mai 2026 dans la rubrique Lyon
La Métropole de Lyon procède à sa première expulsion de squat à Part-Dieu, des familles vulnérables en alerte
À Part-Dieu, un quartier de Lyon dans le Rhône, le climat est tendu alors que la Métropole annonce un tournant dans sa politique de gestion des squats. Pour la première fois depuis la nouvelle administration, une expulsion a été mise en œuvre, touchant particulièrement des familles vulnérables comme celle d'Emmanuel. Ce dernier, âgé de 52 ans, partage une chambre exiguë avec sa femme dans un squat qu'ils occupent depuis mars 2026.
Un quotidien précaire
La chambre où réside Emmanuel est encombrée : deux lits occupent l'espace, et les effets personnels sont éparpillés sur le sol. La vie au squat est un véritable combat. Arrivés de République du Congo il y a deux ans et demi après avoir connu la rue, Emmanuel et sa femme mettent tout en œuvre pour survivre dans des conditions difficiles. L'immeuble a été initialement investi par le collectif Solidarités Femmes à la Rue 69 sans rencontrer d'opposition, une situation qui s'est accentuée alors que la gauche était encore au pouvoir, juste avant les élections.
Un changement de cap pour la Métropole
La décision d'expulser ce squat marque un changement notable dans la politique de la Métropole de Lyon face à la question des logements précaires. La nouvelle administration semble vouloir donner un nouvel élan à ses actions, provoquant des craintes parmi les occupants de squats qui se sentent désormais menacés. Le témoignage d'Emmanuel illustre bien ce sentiment : "On est tous menacés", dit-il, mettant en avant l'angoisse qui règne dans le milieu des squats face à des décisions administratives qui pourraient précipiter des familles dans l'incertitude de la rue.

