Publié le jeudi 13 août 2026 dans la rubrique Lyon
Retrait de délégations : Jean-Michel Aulas et Laure Cédat attaquent Véronique Sarselli en justice
La tension monte au sein de la coalition Grand cœur lyonnais, qui regroupe des membres de la droite et du centre. Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique Lyonnais, et Laure Cédat, vice-présidente de la Métropole de Lyon, ont décidé d’attaquer en justice Véronique Sarselli, la présidente de la Métropole, suite au retrait de leurs délégations.
Contexte de la dispute
La controverse a éclaté en juin dernier, lorsque Véronique Sarselli a retiré les délégations de Laure Cédat et Jean-Michel Aulas, respectivement en charge du Rayonnement international et de la Culture. Cette décision fait suite à des accusations graves visant Roman Abreu, ancien directeur de campagne de Jean-Michel Aulas, qui fait l’objet d’accusations de viol sous soumission chimique. Les deux vice-présidents, informés dès le 13 février des allégations, n'avaient pas pris de mesures pour l'écarter de la campagne des municipales.
Les tensions au sein de la coalition
Les révélations sur cette affaire ont provoqué une crise au sein de Grand cœur lyonnais, entraînant un accord de « mise en retrait » de trois mois signé par Aulas et Cédat avec Sarselli. Bien que la coalition ait tenu à la Métropole, des fissures sont apparues, notamment lors du conseil municipal. Les échanges entre Aulas et Sarselli dans les médias ont exacerbé les tensions, même si, selon des sources internes, une réunion à mi-juillet aurait permis d'apaiser temporairement les esprits.
Le recours au tribunal administratif
Le 11 août, Aulas et Cédat ont saisi le tribunal administratif pour contester l’arrêté de Sarselli qui leur retire leurs délégations. Ils justifient leur recours en affirmant ne pas avoir porté atteinte à la « bonne marche de l’administration métropolitaine » et soutiennent qu’ils n’étaient pas tenus d’informer Sarselli ou la justice des accusations visant Abreu. Ce recours a été déposé à la dernière minute, laissant planer une incertitude sur leur avenir au sein de la Métropole.
Les implications de cette décision
Les deux élus ne perdent pas leur titre de vice-présidents pour l’instant, car leur élection a été validée par le conseil métropolitain. Cependant, le Code général des collectivités territoriales stipule qu’un vote pourrait être nécessaire pour leur maintien en tant que vice-présidents, suite au retrait de leurs délégations. Cela pourrait aggraver les tensions au sein de la coalition et affecter la dynamique politique locale.
Un recours conservatoire
Laure Cédat a qualifié cette action en justice de « recours conservatoire », visant à protéger leurs droits au cas où Sarselli ne rétablirait pas leurs délégations dans un avenir proche. Cette déclaration souligne la détermination des deux vice-présidents à se battre pour leurs postes malgré l'atmosphère conflictuelle qui règne au sein de la coalition.
Alors que les événements se déroulent rapidement, l’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions significatives sur la politique lyonnaise et sur l’avenir de la coalition Grand cœur lyonnais.


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