Publié le vendredi 24 juillet 2026 dans la rubrique Marseille
"En étant adjoint au maire de Marseille et président du bailleur social, j'ai un certain nombre de leviers" : Amine Kessaci poursuit son combat contre le narcotrafic
Amine Kessaci, militant anti-narcotrafic et nouvel adjoint au maire de Marseille, se retrouve à la croisée des chemins après la perte tragique de son petit frère Mehdi, abattu en pleine rue. Cette tragédie survient alors qu'il vit déjà sous protection policière, suite à la violence liée au narcotrafic qui a également coûté la vie à son frère aîné, Brahim, cinq ans auparavant. Malgré le chagrin, Kessaci choisit de poursuivre son combat, galvanisé par une marche blanche où 6 000 personnes scandent : "Justice pour Mehdi."
Un nouveau rôle au service de la jeunesse
Élu adjoint en charge de la jeunesse et de la citoyenneté, Amine Kessaci se voit confier des responsabilités importantes par le maire de Marseille, Benoît Payan. En plus de ses fonctions d'élu, il préside également le bailleur social de la ville. La prise de fonction est empreinte d'émotions contradictoires pour ce jeune homme de 22 ans, qui a grandi dans la cité de Frais-Vallon. "C'est un sentiment de fierté mélangé à de la tristesse", confie-t-il.
Agir contre le narcotrafic
Kessaci a clairement identifié des leviers pour agir contre le narcotrafic. Avec les services de Marseille Habitat, il prévoit de reloger rapidement les familles de victimes. "Le délai que j'ai fixé, c'est un mois après le décès pour reloger ces familles. Il est essentiel d'apporter une attention particulière à ces situations", souligne-t-il.
Protéger la jeunesse marseillaise
Pour Kessaci, la lutte contre le narcotrafic passe également par la protection des jeunes. Il insiste sur la nécessité de leur offrir des opportunités. "Nous devons leur permettre de rêver, d'accéder à des activités, de travailler, de se déplacer, et de se nourrir dignement. Il est crucial qu’ils ne tombent pas dans ces réseaux", affirme-t-il avec conviction.
Une vie sous tension
Malgré le risque que représente son engagement, Amine Kessaci refuse de se laisser intimider. Il continue de se rendre sur le terrain, même sous protection policière. Des menaces pèsent sur lui, et des narcotrafiquants ont mis sa tête à prix. Lors de sa campagne électorale, il a même dû être exfiltré d'un meeting à Aix-en-Provence. "Je fais des choix réfléchis pour protéger les gens autour de moi et le public que je rencontre", précise-t-il.
Une détermination inébranlable
Amine Kessaci se refuse à être un symbole de peur pour ceux qui souhaitent s'engager dans la lutte. "Je ne laisserai pas ces personnes utiliser ma situation pour envoyer un message d'intimidation", déclare-t-il avec fermeté. Sa détermination reste intacte, malgré les pertes tragiques qu'il a subies.
Un avenir dans le droit
En parallèle de son engagement politique, Kessaci poursuit des études de droit. Son rêve est de devenir avocat pour défendre les familles victimes du narcotrafic. Ce parcours témoigne de son engagement envers sa communauté et de sa volonté de transformer la douleur en action positive.


Laisser un commentaire
Votre commentaire sera vérifié avant sa publication.