Publié le mercredi 19 août 2026 dans la rubrique Montpellier
Drame à Agde : une aide-soignante face à la justice après un acte désespéré
Un drame sur fond de violences conjugales
Le 4 août 2025, à Agde dans l'Hérault, un drame a eu lieu qui a bouleversé la vie de Camélia Z., une aide-soignante de 31 ans. Ce jour-là, elle a tué son ex-compagnon, Younès B., d'un coup de couteau au cœur, lors d'une altercation dans un hall d'immeuble. Ce tragique événement s’inscrit dans un contexte de violences conjugales répétées que subissait Camélia.
Des circonstances accablantes
Camélia était en vacances avec sa fille de six ans et sa nièce lorsque Younès, sous contrôle judiciaire et interdit de contact avec elle en raison de violences antérieures, est venu la harceler. Les images de vidéosurveillance montrent des scènes de violence où il la pousse, lui inflige des coups et l'empêche de rentrer avec sa famille. La situation escalade rapidement, poussant Camélia à récupérer un couteau dans la voiture de Younès, lui demandant de la laisser tranquille.
Une victime devenue accusée
Me Aurore Andrieux, l'avocate de Camélia, souligne que les traces de coups constatées sur son corps témoignent des violences qu'elle a subies. En un instant, la jeune femme, victime de violence conjugale, devient celle qui commet l'irréparable. L'expert psychiatre a noté que ce passage à l'acte a été perçu par Camélia comme une réaction vitale face à une menace. La défense insiste sur le fait qu’elle ne souhaitait pas faire de mal, mais se défendre.
Une demande de libération
Après un an d'incarcération à la maison d'arrêt de Nîmes, Camélia demande à être libérée. Lors de son audience à la cour d'appel de Montpellier, elle exprime sa détresse : "Je n’en peux plus". Elle promet de poursuivre des soins psychologiques et psychiatriques pour gérer ses crises d’angoisse, révélant la difficulté de vivre avec le poids de cette tragédie.
Des éléments en faveur et en défaveur
La présidente de la chambre de l'instruction interroge Camélia sur ses intentions et son état actuel. Bien qu'elle présente un casier judiciaire pour une précédente affaire de violence, sa défense rappelle qu'elle s'était interposée pour protéger sa sœur. L'avocat général, quant à lui, met en avant le fait qu'elle a caché le couteau et essuyé les traces de sang, affirmant qu'elle doit rester en prison en raison de la gravité de son acte.
Un avenir incertain
La cour d'appel rendra sa décision le 25 août. Camélia, malgré ses erreurs, souhaite retrouver sa fille et reprendre son travail au CHU de Villeurbanne. Me Andrieux insiste sur sa culpabilité massive et l'impact de son acte, mais souligne que son employeur est prêt à lui offrir une nouvelle chance. Un avenir incertain se dessine pour cette jeune femme, dont la vie a basculé dans la violence et la tragédie.


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