Publié le samedi 12 septembre 2026 dans la rubrique Montpellier
Le Montpelliérain asperge des enfants de déodorant avant de se livrer à des violences gratuites à l’arrêt de bus
Le dimanche 6 septembre, à Montpellier, un homme de 28 ans a été arrêté après avoir agressé plusieurs personnes à l’arrêt de bus "Albert 1er – Jardin des plantes". En état d'ébriété avancé, il a d’abord aspergé des enfants de déodorant, provoquant la colère de leur mère, qui lui a demandé de cesser son comportement. En réponse, l’individu l’a menacée de mort.
Dans la foulée, il s’est attaqué à une jeune femme de 24 ans qui tentait de le calmer, lui infligeant plusieurs gifles et coups de poing. La violence ne s’est pas arrêtée là. Un couple a également été pris pour cible, l'homme de 29 ans recevant un coup à la mâchoire avant que les victimes ne trouvent refuge dans un bus.
Les forces de l'ordre sont intervenues rapidement et ont interpellé l'agresseur, qui a continué à proférer insultes et menaces à leur encontre, même dans le véhicule de police. Ce comportement agressif s’inscrit dans un contexte alarmant, car l’individu avait déjà été condamné en 2023 pour des faits similaires, notamment des "violences aggravées" et "menaces de mort". Il a donc comparu en récidive devant le tribunal correctionnel de Montpellier le mercredi 9 septembre.
Le profil de l'agresseur
Ryan, le prévenu, a admis son état d’ivresse durant deux jours consécutifs et a affirmé ne pas se souvenir des événements. Il a exprimé des regrets et a tenté de minimiser ses actes en insistant sur le fait qu’il ne tape pas les femmes, même sous l'influence de l'alcool. Son casier judiciaire, cependant, parle de lui-même : il compte sept mentions depuis 2021, principalement pour des outrages, des menaces et des actes de violence.
Circonstances de sa vie
Le jeune homme a évoqué des difficultés personnelles, ayant perdu son logement à cause de problèmes familiaux. Il a mentionné avoir été suivi par plusieurs structures d’aide, mais a trouvé que les portes se fermaient devant lui. Il a déclaré avoir des problèmes psychiatriques et souhaitait se réinsérer dans la société, projetant de suivre des cures de désintoxication.
Le point de vue de la procureure
Lors de l'audience, la procureure a souligné l’addiction à l’alcool du prévenu, mais a noté l’absence d’antécédents psychiatriques. Elle a décrit son comportement comme celui d’une personne "intolérante à la frustration" et a requis une peine de deux ans d’emprisonnement avec maintien en détention, ainsi que l'interdiction d'entrer dans l’Hérault et de posséder une arme pendant cinq ans.
La défense de l'avocat
L’avocat de Ryan a plaidé pour prendre en compte le parcours difficile de son client. Il a décrit cet homme comme un "pauvre type" ayant connu l’hôpital, la prison et la rue, et a exprimé des préoccupations quant à la décision de le renvoyer en détention. Son avocat a demandé une expertise psychiatrique, mais la procureure s’y est opposée.
Le verdict
Finalement, le tribunal a reconnu Ryan coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il a écopé de 18 mois d’emprisonnement, avec maintien en détention, et devra verser 800 euros à la victime qui s’est portée partie civile. Cette décision souligne la gravité des actes de violence, même dans un contexte de détresse personnelle.


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