Publié le dimanche 18 octobre 2026 dans la rubrique Montpellier
"Pour me sortir, il faudra me coudre la bouche avec du barbelé" : menacé de perdre ses mandats à Montpellier, Rhany Slimane contre-attaque
Rhany Slimane, conseiller municipal à Montpellier, se défend face aux accusations qui pourraient le conduire à la perte de ses mandats. Il affirme, avec une détermination palpable, qu'il ne se laissera pas écarter de la scène politique. « Pour me sortir, il faudra me coudre la bouche avec du barbelé », déclare-t-il, insistant sur le fait que le tribunal administratif, bien que lui donnant raison sur certains points, n'a pas tranché sur le fond de l'affaire qui l'oppose à la mairie.
Une manœuvre politique dénoncée
Slimane évoque une volonté manifeste de lui nuire, qu'il qualifie de manœuvre politique. Après avoir alerté le procureur sur des soupçons de corruption liés à l'attribution des logements sociaux, il estime que ses actions ont pu contribuer à la décision du tribunal. « Je ne crois pas aux coïncidences », affirme-t-il, soulignant qu'il a transmis des éléments concrets à la justice dans le cadre d'une enquête en cours.
Des propositions au cœur de son engagement
Connu pour ses prises de position franches, Slimane insiste sur le fait que ses interventions ne sont pas qu'un simple coup de gueule. Il évoque son travail sur des projets culturels et la rénovation de plusieurs quartiers comme Saint-Martin et La Mosson. « Ma force de conviction fait bouger les lignes », déclare-t-il, revendiquant un style direct et engagé, ancré dans son identité méditerranéenne.
Une vision divergente de Montpellier
Le conseiller municipal ne cache pas sa divergence de vues avec le maire, Michaël Delafosse. Il critique la stratégie de développement de la ville, qu'il perçoit comme ancrée dans des pratiques dépassées, héritées des années 1970. Slimane prône une forme de souveraineté communale, axée sur la création d'emplois locaux et non délocalisables, face à un chômage qui dépasse la moyenne nationale dans certains quartiers de Montpellier.
Perspectives sur l'avenir politique
En saisissant le Conseil d'État, Slimane espère une réintégration rapide. Mais il ne se laisse pas abattre par la situation actuelle. « Je n’ai pas de fétichisme du mandat », déclare-t-il, affirmant qu'il continuera à se battre pour ses convictions, qu'il soit réélu ou non. Son engagement dans la politique ne dépend pas d'un titre, mais d'une véritable passion pour sa ville et ses habitants.
Un parcours atypique
Né et élevé dans le quartier populaire de Saint-Martin, Slimane a connu diverses facettes de la vie, passant de commercial à danseur avant de s'engager en politique. À 41 ans, il se définit comme un militant des droits au logement et des quartiers populaires. Actuellement attaché parlementaire d'un député de La France Insoumise, il s'efforce de créer des liens entre les enjeux nationaux et les réalités locales. Son retour dans son quartier d'origine, après une période d'absence, lui a permis de constater la dégradation des conditions de vie, ce qui alimente son désir de changement.


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