Publié le dimanche 18 octobre 2026 dans la rubrique Montpellier
Violences et interpellations lors de la mobilisation du 17 octobre à Montpellier
La mobilisation du 17 octobre a secoué Montpellier, dans l'Hérault, et le Gard, avec un bilan alarmant. Des violences ont éclaté, entraînant des interpellations et des blessés parmi les forces de l'ordre. Les autorités font état de 71 arrestations et de 40 policiers blessés, alors que près de 40 000 manifestants ont défilé dans les rues.
Des tensions à Montpellier
À Montpellier, environ 35 000 personnes ont pris part à la manifestation. Cependant, la situation a rapidement dégénéré en fin de cortège. Des groupes de manifestants ont tenté d'accéder à l’Écusson, zone où les rassemblements étaient interdits par arrêté. Des individus cagoulés, armés de projectiles, ont affronté les forces de l'ordre.
Les tensions ont atteint leur paroxysme autour de la place de la Comédie. Là, des commerces ont été pillés, tandis que des poubelles et du mobilier urbain ont été incendiés. Les pompiers, appelés à intervenir, ont dû composer avec une atmosphère hostile. En réponse aux provocations, les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes après plusieurs avertissements.
Bilan des interpellations et des blessés
Le bilan de ces violences est lourd : 63 interpellations ont été effectuées pour des actes de dégradation, de vol, de jets de projectiles et de violences envers les forces de sécurité. Au total, 36 policiers ont été blessés lors de ces affrontements.
Manifestation à Béziers
À Béziers, la mobilisation a rassemblé 1 300 personnes. Après le défilé, un groupe de 200 manifestants a poursuivi dans le centre-ville, une déambulation qualifiée de "sauvage" par la préfecture. Cela a conduit à l'interpellation de six personnes et à deux policiers blessés dans ces incidents.
Calme relatif dans le Gard
Dans le Gard, la préfecture a recensé environ 3 600 manifestants, dont 1 300 à Alès. À Nîmes, les estimations varient entre 1 500 et 3 000 participants. Ces cortèges se sont globalement déroulés dans le calme, malgré quelques feux de poubelles à Alès. Cependant, après la dispersion à Nîmes, plusieurs groupes se sont attaqués à des commerces du centre-ville, ainsi qu'à ceux du centre commercial des Sept Collines.
En conséquence, deux personnes ont été interpellées et deux policiers ont subi des blessures légères.
Réactions des autorités
La préfète de l’Hérault a exprimé sa ferme condamnation face à la violence observée, affirmant qu'aucune cause ne justifie un tel niveau d'agression. De son côté, la préfète du Gard a également dénoncé les pillages survenus lors de ces manifestations.


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