Publié le vendredi 28 août 2026 dans la rubrique Nantes
20 % des logements à Nantes sous-occupés : un phénomène préoccupant
Dans la métropole nantaise, 20 % des résidences principales sont considérées comme sous-occupées, selon une étude de l'Insee. Cela représente environ 67 200 logements, où en moyenne trois chambres restent inoccupées. Cette situation s'accompagne de tensions croissantes sur le marché locatif local.
Un constat alarmant
La situation de sous-occupation est marquée dans la métropole nantaise, où elle atteint un taux de 20 %, bien au-dessus de la moyenne régionale des Pays de la Loire, qui est de 31 %. Ce phénomène est accentué par la forte proportion de maisons individuelles, qui favorise une occupation moins dense des logements. En effet, les maisons constituent 90 % des résidences de cinq pièces ou plus dans la région.
Logements vacants et sous-occupés
À Nantes métropole, le nombre de logements sous-occupés dépasse celui des logements vacants. Actuellement, la métropole compte 19 000 logements vacants, 6 200 résidences secondaires et autant de logements occasionnels, tandis que la sous-occupation est nettement plus présente. Cette situation soulève des questions sur l'utilisation des espaces disponibles dans un contexte de forte demande locative.
Profile des ménages concernés
La sous-occupation des logements varie selon l'âge des ménages. Les personnes âgées de 60 à 79 ans sont majoritairement concernées, avec 40 % vivant dans des logements sous-occupés. En revanche, seulement 5 % des ménages de moins de 40 ans se trouvent dans cette situation. Les jeunes ménages choisissent souvent de s'installer en cœur de métropole, où ils représentent 65 % des habitants, contre 35 % dans le reste de la métropole.
Impact de l'âge du bâti
L'âge des constructions influence également la sous-occupation. Les maisons bâties avant 1946 sont deux fois plus susceptibles d'être sous-occupées que celles érigées après 1991. De plus, les propriétaires occupants sont davantage concernés par cette situation, et la sous-occupation s'accroît à mesure que l'on s'éloigne de Nantes. Dans la ville même, seulement 12 % des résidences principales sont sous-occupées, un chiffre nettement inférieur à celui de communes périphériques comme Saint-Herblain ou Rezé, où ce taux atteint 19 %. Dans des communes encore plus éloignées, il peut grimper entre 39 et 45 %.
Une stabilité préoccupante
Entre 2006 et 2022, le taux de sous-occupation dans la métropole est resté stable, autour de 20 %. Le nombre de logements sous-occupés a progressé au même rythme que l'ensemble des résidences principales, avec une augmentation de 15 800 logements en 2022. Cette stabilité est principalement observée dans plusieurs grandes communes telles que Nantes, Saint-Herblain et Carquefou.
Nantes métropole, en tant que partenaire de l'étude menée par l'Insee, prévoit d'intégrer ces données dans ses futures actions à travers le programme local de l'habitat (PLH). Face à ce constat, des mesures pourraient être envisagées pour mieux utiliser le parc immobilier de la métropole et répondre aux besoins croissants en matière de logement.


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