Publié le samedi 19 septembre 2026 dans la rubrique Nantes
À Nantes, la préfecture interdit une manifestation contre le futur centre de rétention, les organisateurs maintiennent l'appel
À Nantes, le préfet de Loire-Atlantique a pris la décision d'interdire une manifestation prévue pour le samedi 18 septembre. Cette mobilisation visait à s'opposer à la construction d'un centre de rétention administrative (CRA) situé à proximité de la maison d'arrêt de Carquefou. L'annonce de cette interdiction a suscité des réactions au sein des organisateurs et des participants potentiels.
Motifs de l'interdiction
Dans son arrêté, le préfet Laurent Hottiaux évoque plusieurs raisons justifiant cette interdiction. Il souligne que la manifestation n'avait pas été déclarée auprès de la préfecture, ce qui constitue une infraction. De plus, il met en avant le fait que les travaux préparatoires du CRA ont débuté depuis quelques semaines. La proximité avec la maison d'arrêt représente également un enjeu de sécurité, notamment pour garantir les accès du personnel pénitentiaire ainsi que pour les extractions judiciaires et médicales.
Risques de troubles à l'ordre public
La préfecture anticipe une participation massive, estimant entre 800 et 1 200 personnes présentes lors du rassemblement. Le préfet exprime des inquiétudes concernant la possible présence de groupes radicaux, qu'il qualifie d'« ultragauche ». Ces individus, selon lui, pourraient profiter de l'événement pour semer le trouble et perturber le bon déroulement des opérations sur le chantier du CRA.
Réaction des organisateurs
Les membres du Collectif Colère Nantes, qui regroupent une trentaine d'associations, syndicats et organisations politiques, avaient prévu cette manifestation pour faire entendre leur opposition au projet de centre de rétention. Contactés après l'interdiction, ils ont exprimé leur attente face à cette décision, mais ont fermement annoncé leur intention de maintenir le rassemblement. Leur détermination à contester le projet reste intacte, malgré les obstacles administratifs.
Contexte du projet
Le futur centre de rétention à Nantes suscite des débats passionnés. Les opposants craignent que la création de ce type d'infrastructure ne renforce les politiques d'immigration jugées répressives. Ils voient dans ce projet une atteinte aux droits des migrants et un signal défavorable quant à l'accueil des personnes en situation irrégulière. La mobilisation prévue ce samedi s'inscrit dans un cadre plus large de contestation de ces politiques.
À suivre
Alors que le collectif maintient son appel à manifester, la situation pourrait évoluer en fonction des réactions des autorités et des participants. Les enjeux autour de cette construction et de la contestation qui l'entoure restent au cœur des préoccupations des Nantais, et la tension entre les forces de l'ordre et les manifestants pourrait se développer dans les jours à venir.


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