Publié le vendredi 07 août 2026 dans la rubrique Nantes
Explorez les vestiges cachés de Nantes avant leur réenfouissement
Découverte des vestiges de Nantes
À Nantes, dans le département de la Loire-Atlantique, une opportunité unique se présente aux curieux : découvrir les vestiges des anciennes fortifications de la ville. Jeudi 13 août marque la date prévue pour le réenfouissement d'une tour, rendant ainsi cette semaine cruciale pour les passionnés d'histoire locale. Camille Dreillard, archéologue en charge des fouilles, propose des visites gratuites tous les soirs jusqu'à cette date.
Les fouilles sur le cours Saint-Pierre
Depuis deux semaines, des fouilles sont réalisées au pied du mur de la Psalette, sur le cours Saint-Pierre. L’équipe, dirigée par Camille Dreillard et composée d'étudiants de l'université de Nantes, s'active à trois mètres de profondeur pour dater les vestiges de la tour du Mûrier, un des derniers témoins du passé défensif de Nantes. "Nous allons remonter les siècles", annonce-t-il aux visiteurs, leur demandant d'exercer leur imagination.
Ce site archéologique, bien que peu accessible après le 13 août, attire une foule de curieux désireux de plonger dans l'histoire de leur ville. Les commentaires des visiteurs témoignent de l'intérêt suscité par ces découvertes, Michel et Chantal, fervents d'archéologie, saluant la qualité de la présentation.
Un patrimoine riche à explorer
Les fouilles ont révélé des éléments significatifs sur l'évolution de Nantes. Selon Camille Dreillard, la construction de la tour du Mûrier remonte au milieu du XVe siècle. Les deux canonnières visibles sur les vestiges sont typiques de la fin du Moyen Âge, une époque où la poudre à canon modifie radicalement l'architecture militaire.
Les fortifications, qui entouraient déjà la ville depuis le IIIe siècle après J.-C., ont été agrandies avec la tour du Mûrier. "On était sur une espèce de bunker", souligne l'archéologue, précisant que les murs pouvaient atteindre jusqu'à 7 mètres d'épaisseur. Toutefois, avec l'évolution de l'urbanisme, ces fortifications furent démolies au XVIIIe siècle pour aménager l'espace, laissant uniquement la base de la tour enfouie dans le sol.
Techniques de recherche et résultats
Pour mener à bien leurs recherches, l'équipe de Camille Dreillard a utilisé diverses techniques, notamment l'analyse des styles architecturaux et le carbone 14. Ces méthodes ont permis de mieux comprendre les phases de construction et de retracer l'histoire de ces vestiges. Bien que les résultats soient prometteurs, certaines questions demeurent sans réponse, comme la manière dont on accédait à la tour ou l'origine de son nom.
Une décision à prendre pour l'avenir
Camille Dreillard espère que ces découvertes inciteront les responsables municipaux à envisager la préservation des fondations à l'air libre. Mais pour l'heure, la meilleure solution pour protéger ces vestiges des éléments naturels reste leur réenterrement. "On va reboucher la semaine prochaine", annonce-t-il, laissant derrière lui une atmosphère d'excitation mêlée à une pointe de nostalgie.
Les trois semaines de recherche ont levé le voile sur une partie de l'histoire de Nantes, mais de nombreux mystères subsistent. L'archéologue termine sa présentation devant un public captivé, prêt à transmettre à la ville et à ses habitants la richesse de leur patrimoine caché.


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