Publié le jeudi 21 mai 2026 dans la rubrique Nantes
Le procès de Martin Ney : retour sur l'enquête de la disparition de Jonathan Coulom
Le procès de Martin Ney, principal suspect dans la disparition de Jonathan Coulom, se déroule au tribunal de Nantes. Cela fait déjà trois jours que la cour entend les témoignages des enquêteurs et des experts médico-légaux, qui tentent de faire la lumière sur les événements tragiques survenus dans la nuit du 6 au 7 avril 2004.
Disparition inquiétante à Saint-Brévin
Ce matin-là, à Saint-Brévin, les encadrants d'un centre de vacances constatent l'absence de Jonathan, âgé de 10 ans. Alors que les enfants se réveillent, la découverte de son manque à l'appel plonge immédiatement l'équipe dans l'inquiétude. Dès 7 h 30, la brigade de Pornic est alertée, et l'angoisse d'un enlèvement plane rapidement sur l'affaire.
Les premiers témoignages sur l'enquête
Deux témoins majeurs ont été entendus par la cour : le major en charge de la section de recherche de Rennes et un responsable des opérations de police technique. Ils retracent le cheminement de l'enquête, qui a débuté dès le signalement de la disparition. En quelques heures, l'équipe spécialisée dans les affaires criminelles est mobilisée sur le terrain.
Une fugue écartée dès le départ
Les enquêteurs excluent rapidement l'hypothèse de la fugue, d'autant plus que Jonathan a quitté le centre pieds nus et en pyjama. Les enfants, les encadrants et les voisins sont interrogés dans l'urgence. Le collège est situé dans une zone boisée, augmentant la difficulté des recherches. Les premiers témoignages évoquent une silhouette suspecte : un homme portant une cagoule noire a été aperçu dans la chambre de Jonathan, tandis qu'un agriculteur a rapporté avoir entendu un cri.
Questionnements sur la sécurité du centre
Le directeur de la colonie, interrogé à l'époque, exprime ses doutes quant à la possibilité qu'un intrus se soit introduit dans les locaux. Selon lui, l'enceinte est grillagée, et l'accès aux chambres serait bruyant. Ces affirmations sont néanmoins contestées par un expert, qui révèle que certaines sections du grillage étaient affaissées et que l'accès aux bâtiments était relativement facile. La chambre de Jonathan, dont la poignée était cassée, pourrait avoir facilité une intrusion.
Des investigations entravées par le manque de preuves
Alors que les enquêteurs français semblent bloqués, leurs homologues allemands prennent le relais peu après. Ils établissent un lien entre la disparition de Jonathan et plusieurs affaires similaires en Allemagne et aux Pays-Bas, caractérisées par des modus operandi semblables. Cependant, les enquêteurs locaux regrettent le manque de preuves concrètes fournies par leurs collègues allemands, ce qui complique les investigations.
La suite du procès
Les experts médico-légaux sont attendus pour fournir des détails sur les circonstances de la mort de Jonathan Coulom. Le procès se poursuit, et la cour rendra son verdict le 4 juin prochain, dans l'attente de faire toute la lumière sur cette tragédie qui continue de hanter Saint-Brévin.

