Publié le mardi 19 mai 2026 dans la rubrique Nantes
Jean-Claude Raux appelle à un renforcement urgent de la santé mentale des jeunes avant une table ronde déterminante
Jean-Claude Raux, député écologiste de Loire-Atlantique, a annoncé une table ronde sur la santé mentale des jeunes, prévue ce mercredi 20 mai. À la veille de cet événement, il met en lumière l'absence de mesures adéquates de l'État face aux souffrances de cette génération. Les récents drames survenus dans des établissements scolaires de Loire-Atlantique, dont l’agression mortelle de Lorène par un camarade aux antécédents psychiatriques, illustrent tragiquement la nécessité d'agir.
Ces événements tragiques sont bien plus que des simples faits divers. Ils témoignent d'une souffrance persistante chez les jeunes, comme l'affirme le député. Les témoignages des familles touchées mettent en avant l'échec d'un système incapable d'assurer la sécurité et le bien-être des élèves. La création récente de l'association Effervescences Jeunes témoigne de la volonté de riposte face à ces tragédies. La table ronde de ce mercredi réunira des acteurs concernés, des familles et des jeunes pour aborder les enjeux cruciaux de la santé mentale sans tomber dans le sensationnalisme.
Appel à une prise en charge renforcée
La réunion a pour objectif de mettre en lumière l'insuffisance des moyens alloués à la santé mentale des jeunes. Des signaux d'alerte sont souvent ignorés, entraînant des conséquences dramatiques évitables. Jean-Claude Raux souligne qu'il ne suffit pas d'organiser une audition ponctuelle, mais qu'il faut un engagement dans un processus continu pour vérifier les hypothèses et enrichir le travail législatif en cours. Le député a suivi de près la situation d'Epsilan, un hôpital psychiatrique confronté à des réductions de lits qui mettent en péril la prise en charge des jeunes en difficulté.
Un constat alarmant sur la santé mentale
La problématique de la santé mentale est devenue une préoccupation nationale, mais Raux insiste sur le fait que les progrès sont trop lents. Il met en exergue que le taux d'écoute des jeunes semble largement insuffisant. Seule une voix, celle de Gabriel Attal, s'est récemment exprimée en faveur de la jeunesse dans le cadre d'initiatives telles que le service national universel. Dans le contexte actuel, avec la prévalence des réseaux sociaux, les crises géopolitiques et les effets du confinement, la santé mentale des jeunes est en péril, selon Raux.
Il déclare qu'il est urgent d'accorder une attention particulière aux besoins des jeunes. La prévention, souligne-t-il, est un investissement bien moins coûteux que les soins curatifs prolongés. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un psychologue pour 15 000 élèves et une infirmière pour 1 300 élèves illustrent la défaillance du système éducatif en matière de santé mentale.
Pour le député, l'attente ne peut plus se poursuivre. Les familles et les associations, tout en agissant positivement, ne peuvent remplacer l’intervention de l’État. La table ronde de ce mercredi a pour but de traiter ces enjeux avec sérieux et d'envisager des solutions concrètes pour mieux accompagner la jeunesse dans sa souffrance. La demande d'association des familles de victimes aux démarches gouvernementales montre que la volonté d'agir se heurte à une certaine inertie administrative.

