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Publié le jeudi 07 mai 2026 dans la rubrique Nantes

Parents de Salah, mort d'une infection nosocomiale au CHU de Nantes, dénoncent des manquements dans sa prise en charge

Parents de Salah, décédé d'une infection nosocomiale au CHU de Nantes, dénoncent des manquements dans sa prise en charge. Découvrez leur quête de justice.

Le 16 janvier 2022, Salah, un jeune enfant de quatre ans, perd la vie au CHU de Nantes, en Loire-Atlantique. Ce drame a plongé ses parents, Mélanie et Othman Mannaï, dans une profonde douleur et une quête de vérité. Ils dénoncent une série de manquements liés à la prise en charge de leur fils, qui a contracté une infection nosocomiale et n’a pas bénéficié des conditions de soins adéquates.

Des soins inappropriés

Mélanie Mannaï décrit avec émotion les circonstances entourant la mort de Salah : « Il s’agit d’une infection nosocomiale, contractée dans l‘ hôpital ». Alors que l‘ enfant souffrait d’une leucémie aiguë myéloblastique, une forme particulièrement agressive de cancer, il n‘ a pas reçu les soins nécessaires dans un environnement stérile. Malgré les recommandations claires pour une prise en charge dans une chambre protégée, Salah a été placé dans un secteur conventionnel, augmentant son risque d’infection.

Les parents déplorent également un manque d‘ information sur les traitements administrés. Ils affirment avoir été mis devant le fait accompli concernant un protocole expérimental nommé MyeChild, alors qu’ils croyaient avoir donné leur consentement pour un traitement standard. Othman rapporte : « On nous a proposé deux protocoles, l‘ un expérimental et l‘ autre classique », mais la famille a expressément refusé l‘ expérimental. Ce contraste a suscité une inquiétude croissante quant à la transparence des pratiques médicales.

Chronologie des événements accablante

La prise en charge de Salah a révélé des défaillances majeures au fil des mois. Après une admission au CHU de Nantes en juillet 2021 pour de la fièvre prolongée sans avoir effectué de bilan sanguin, Salah a été finalement diagnostiqué avec une leucémie aux urgences de La Roche-sur-Yon. Son traitement a débuté à Rennes dans des conditions idéales, puis il est revenu au CHU de Nantes où il a été logé dans une chambre semi-stérile, bien que le personnel ait averti des dangers que représentaient les travaux en cours dans l’établissement.

En novembre 2021, l’infection se déclare. Les Mannaï rapportent un retard significatif dans l‘ administration de médicaments pendant une phase critique. Salah bascule en coma le 26 décembre, marquant ainsi un déclin tragique de sa santé. Son état critique provient, selon eux, d’une négligence qui aurait pu être évitée.

Une quête de justice et d‘ indemnisation

Les parents de Salah ne souhaitent pas blâmer les soignants, mais plutôt pointer du doigt des lacunes organisationnelles au sein de l’hôpital. Maître Bertrand Salquain, leur avocat, souligne : « On reproche au CHU un défaut d‘ organisation. Chaque enfant comme Salah nécessite un environnement stérile du début jusqu’à la fin de son traitement ». Avec le soutien de l’ONIAM, les Mannaï ont entamé une procédure pour obtenir des éclaircissements et des compensations pour les préjudices endurés.

À ce jour, ils se battent contre la montre pour respecter le délai légal de six ans depuis le décès de leur fils. En parallèle, la famille fait face à des coûts juridiques conséquents liés à cette procédure. Ils ont lancé une cagnotte de soutien pour couvrir les frais d‘ expertise essentiels à leur démarche. En dépit de cette adversité, Mélanie et Othman continuent leur lutte pour obtenir la vérité sur la tragédie qu‘ ils ont vécue.


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