Publié le mercredi 20 mai 2026 dans la rubrique Nantes
Martin Ney évoque sa relation avec des mineurs au cours de son procès pour meurtre à Rennes
Le procès de Martin Ney, principal accusé dans le meurtre de Jonathan Coulom survenu en 2004, se poursuit à la cour de Rennes. Les débats du deuxième jour se sont concentrés sur la vie personnelle de l’accusé, notamment ses relations controversées avec deux jeunes garçons.
Les relations de Martin Ney
Ce mercredi 20 mai, la cour a exploré la vie sentimentale de Martin Ney. Celui-ci a détaillé ses interactions avec deux jeunes garçons, mettant en avant une dualité entre des sentiments paternels et une attirance sexuelle. Ney s’est exprimé sur un premier jeune garçon, Christian, qu’il a accueilli chez lui à l'âge de 12 ans, entre 1996 et 2000.
La relation avec Christian
Martin Ney a déclaré qu’il cherchait à instaurer une atmosphère familiale et affirmait ne jamais avoir envisagé d'avoir des relations sexuelles avec Christian, bien qu’il admettait une attirance. Ce dernier avait parfois des comportements provocateurs, comme abaisser son pantalon, mais Ney a insisté sur le fait qu'il ne passerait jamais à l'acte.
La présidente du tribunal a pointé l'ambiguïté de leur relation, à quoi Ney a répondu qu'il comprenait que cela puisse sembler dérangeant pour les autres, mais pas pour lui. Il a soutenu qu'il voyait un lien entre leur relation et sa propre santé mentale, affirmant que sa conduite avait pu briser la confiance que Christian avait envers lui.
Les agressions passées
Des allégations d'agressions sexuelles sur d'autres jeunes sont également comprises dans les audiences. Martin Ney a affirmé que ces actes s'étaient produits lorsqu’il n’avait pas la présence de Christian. Cependant, le jeune homme a, par la suite, été entendu dans le cadre d'une enquête en Allemagne, où il a précisé ne pas avoir été abusé par Ney.
La rencontre avec Sébastian
Après avoir quitté Brême pour Hambourg au début des années 2000, Ney a commencé à travailler comme éducateur dans un foyer de jeunes où il a rencontré Sébastian, âgé de 9 ans. Ney a reconnu avoir ressenti une attirance pour lui, sexuellement et personnellement. Lorsque Sébastian a atteint l'âge de 10-11 ans, Ney a déclaré qu’une relation sexuelle avait débuté, affirmant que cela avait été initié par l'enfant.
Une relation problématique
Ney a évoqué avoir lu des histoires à Sébastian, ajoutant que ce dernier avait fait un geste sexuel envers lui, acte qu'il semblait décrire comme "naturel". La présidente de la cour a paradoxalement souligné que même si Ney reconnaissait l'illégalité de ces actes, il persistait à les justifier.
Une vision déformée
Défendant ses actions, Martin Ney a tenté de minimiser la gravité de ses actes en disant que pour lui, c'était une relation entre adultes consentants. Les avocats de la partie civile, témoignant de l’horreur d’une telle logique, ont mis en lumière la perversité de ces affirmations.
D’après Ney, sa "pédophilie" serait innée et il a même déclaré que cela relevait d’un "phénomène naturel" dont il n’avait pas souhaité devenir le protagoniste. Il a déclaré avoir commencé à ressentir cette attirance vers ses 13 ans, mais dans son discours, il ne semble pas prendre la mesure de la gravité des conséquences de ses actions sur ses victimes.

