Publié le mardi 20 octobre 2026 dans la rubrique Nantes
Médecins juniors, lutte contre le cancer du col d'utérus ... L'ARS des Pays de la Loire fixe ses priorités pour les mois à venir
La région des Pays de la Loire se prépare à accueillir 186 médecins juniors à partir du 2 novembre, une initiative visant à répondre aux enjeux de santé publique. Cette arrivée est une réponse aux disparités d'accès aux soins qui persistent sur le territoire, comme l’a souligné Sébastien Delescluse, directeur de l'Agence Régionale de Santé (ARS) depuis trois mois.
Un accès renforcé aux soins
Les médecins juniors, qui sont en dixième année de formation, vont exercer pendant un an dans les différents départements de la région. Leur déploiement est stratégique : 44 d'entre eux seront en Vendée, 41 en Loire-Atlantique, 39 en Sarthe, 33 en Maine-et-Loire et 29 en Mayenne. Ces professionnels, sous la supervision de maîtres de stage des universités de Nantes et d'Angers, vont travailler en autonomie pour des consultations, soins et actes de prévention.
Ce dispositif vise à atténuer les déserts médicaux. En effet, 94 % des stages se dérouleront dans des zones considérées comme "sous-denses", un chiffre bien supérieur à la moyenne nationale de 78,5 %. Cela permet de former des médecins au plus près des besoins de la population locale.
Une formation au service des territoires
Au-delà de la formation, l’ARS souhaite que cette quatrième année d’études favorise l’installation des jeunes médecins dans ces territoires. En découvrant les réalités locales sur le long terme, ces professionnels auront l’opportunité de tisser des liens avec les autres acteurs de santé et la patientèle.
Vaccination : un enjeu de santé publique
L’ARS met également l’accent sur la vaccination, jugée essentielle dans la prévention des maladies. Depuis le 13 octobre, une campagne de vaccination contre la grippe et la Covid-19 a été lancée. Elle cible les populations les plus vulnérables, notamment les personnes de plus de 65 ans, les professionnels de santé et ceux présentant des comorbidités.
Vaccination contre le cancer du col de l'utérus
Dans un effort supplémentaire pour prévenir le cancer du col de l'utérus, l’ARS, en collaboration avec l’Éducation Nationale, déploie une campagne de vaccination contre les papillomavirus humains et les méningocoques dans les collèges. Cette vaccination gratuite est proposée à tous les élèves de 5e, garçons et filles, avec pour objectif d’atteindre une couverture vaccinale élevée.
Surveillance du virus du Nil
La région fait face à la circulation du virus du Nil, avec 15 cas validés à ce jour. Les départements touchés incluent la Loire-Atlantique avec 6 cas, la Maine-et-Loire avec 4, la Mayenne avec 1, la Vendée avec 3, et un cas supplémentaire en multi-exposition. Ce virus, véhiculé par les oiseaux migrateurs, se transmet à l'homme par le moustique commun. Bien que 80 % des cas soient asymptomatiques, moins de 1 % des personnes infectées développent des complications graves, comme des détresses respiratoires.
Pour sensibiliser les populations, l’ARS a adressé des messages de prévention aux maires des communes, leur rappelant l’importance d’éviter la stagnation d’eau, qui favorise la prolifération des moustiques.


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