Publié le jeudi 10 septembre 2026 dans la rubrique Normandie
Mobilisation des policiers à Rouen : des menottes jetées en signe de colère
Jeudi 10 septembre 2026, une soixantaine de policiers de l'hôtel de police de Rouen, en Seine-Maritime, se sont rassemblés à 11h15 devant le commissariat situé rue Brisout-de-Barneville. Cette mobilisation avait pour but de faire entendre leur mécontentement concernant les récentes décisions du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Une action symbolique forte
Les manifestants ont choisi de jeter symboliquement leurs menottes au sol, un acte fort qui illustre leur frustration. Cette initiative a été organisée par le syndicat Un1té police, qui appelle à une prise de conscience des enjeux auxquels font face les agents de police au quotidien.
Des revendications claires
Cette manifestation fait suite à une rencontre jugée insatisfaisante entre les syndicats et le ministre de l'Intérieur, qui a eu lieu le 4 septembre 2026. Lors de cette réunion, les discussions ont principalement porté sur les questions budgétaires et les moyens alloués aux forces de l'ordre. Les policiers réclament notamment une revalorisation de la prime de risque (ISSP), qui n'a pas été augmentée depuis 2019.
Une colère grandissante
Les agents expriment leur colère face aux "non-annonces du ministre", qui semble privilégier les augmentations de salaires pour les commissaires plutôt que pour les policiers de terrain. Cette situation est perçue comme une injustice par les manifestants, qui estiment que leur travail est essentiel au bon fonctionnement de la police et de la chaîne judiciaire.
Des voix qui s'élèvent
Amélie Gosselin, secrétaire zonale ouest UN1TÉ PATS (Personnels administratifs techniques et scientifiques), a pris la parole lors de la mobilisation. Elle a déclaré : "Depuis tous temps, nous sommes les oubliés de toutes les avancées. Il est impensable que le corps que je représente soit payé moins que le SMIC." Cette déclaration met en lumière le ras-le-bol qui règne parmi les policiers, qui se sentent souvent dévalorisés et négligés.
Des actions à venir
Les agents de police ne comptent pas s'arrêter là. Amélie Gosselin a également averti que, contrairement à leurs collègues policiers, les personnels administratifs ont le droit de grève. Des journées blanches sont déjà envisagées si la situation ne s'améliore pas rapidement. La colère gronde et les agents prévoient une mobilisation régionale, lundi 14 septembre 2026, à 14h45 devant le commissariat de Caen.
Ce mouvement de protestation à Rouen souligne un malaise plus profond au sein des forces de l'ordre en France. Les agents attendent des réponses concrètes et des engagements clairs de la part du gouvernement pour améliorer leurs conditions de travail et leur reconnaissance professionnelle.


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